Ces déchets nous coûtent cher, à nous habitants de St-Ouen.
Cher financièrement et cher socialement.
  • Financièrement, le budget de la ville pour le nettoyage et le traitement des ordures ainsi que le tonnage des dĂ©chets mĂ©nagers ont explosĂ© (+5% par an entre 2003 et 2004). Les impĂ´ts locaux ont indĂ©cemment augmentĂ© ces dernières annĂ©es et une part non nĂ©gligeable est consacrĂ©e Ă  ce poste budgĂ©taire…
  • Socialement surtout, l’impression dĂ©gagĂ©e par une ville sale est nĂ©gative : le moral de ses habitants s’en ressent (quoi de plus agrĂ©able que de marcher, en famille ou seul, dans une ville rayonnante, aux trottoirs accueillants), les nouveaux ou potentiels audoniens se mĂ©fient, les entreprises hĂ©sitent Ă  s’y installer (« que penseraient nos clients ?») et les gens de passage traversent la ville au plus vite.
La municipalité a tenté quelques initiatives : mise à disposition de dispositifs de ramassage de déjections canines, moto-crottes, tournées d’encombrants,…Malheureusement ces mesures sont manifestement insuffisantes et donnent l’impression de « courir après le Mal » avec un certain fatalisme. Le choix des infrastructures s’est également révélé être désastreux en terme de propreté (révêtements de sol). Il est urgent d’améliorer notre quotidien, à moindre coût.





Une campagne de sensibilisation est nécessaire pour faire prendre conscience des coûts, individuels, de cette insalubrité, et des économies potentiellement réalisables et REDISTRIBUABLES sur nos impôts locaux. Un partenariat avec les écoles doit aussi permettre de faire prendre conscience aux plus jeunes de leur devoir de responsabilité. Les dates des tournées d’encombrants doivent être visibles de tous (communication ), voire élargies car les besoins sont importants sur St-Ouen (proximité des Puces). Une politique incitative à destination des entreprises doit les engager à gérer leurs déchets (développement des poubelles spécifiques, qui existent mais sont insuffisantes).

Les véhicules abandonnés sur la voie publique sont une nuisance facilement maîtrisable. La Police municipale, que l’on soit pour ou contre, existe aujourd’hui à St-Ouen, pourrait avoir pour principale mission la lutte contre les incivilités. Au lieu d’en faire un ersatz de police nationale (alors pourquoi avoir équipé ses agents d’armes de 4° catégorie ? ), elle pourrait concentrer ses missions sur le dialogue et la pédagogie au service de la propreté de notre ville. Des patrouilles plus visibles (la voiture est-elle le moyen de transport le plus adapté ?), une communication sur ces missions, notamment auprès des jeunes, et peut-être un pouvoir de sanction symbolique, renforceraient son efficacité. Saint-Ouen est une ville dynamique, notamment ces dernières années, grâce aux flux migratoires et économiques. Mais elle est aussi à un tournant. Si la municipalité et tous ses habitants se mobilisent et adoptent une conscience collective, notre ville deviendra agréable, accueillante et même exemplaire pour le 93.
GK Association LesAudoniens.com