MenĂ©e dans 4 dĂ©partements (la Seine Saint Denis n'en fait pas partie), cette Ă©tude (voir l'Ă©tude sur le site de l'INVS) fait suite Ă  des travaux scientifiques ayant dĂ©jĂ  ̀"montrĂ©Ì" chez des travailleurs ou Ă  "la suite d’accidents industriels, l’existence d’un excĂšs de risque de certains cancers associĂ© Ă  des expositions Ă©levĂ©es aux composĂ©s chimiques Ă©mis par les incinĂ©rateurs : dioxines, métaux, hydrocarbures, etc". L’analyse met en Ă©vidence un lien statistique entre le niveau d’exposition aux incinĂ©rateurs dans les années 70-80 et l’augmentation de la frĂ©quence de certains cancers au cours des annĂ©es 90-99. MĂȘme si les rejets ont beaucoup diminuĂ© depuis 1990, cette Ă©tude doit engager les populations riveraines -et donc les Audoniens- Ă  rester vigilantes sur les risques sanitaires et environnementaux.

Pour Saint-Ouen, Ă  l'heure de l'amĂ©nagement des Docks, future bassin de vie important et situĂ© dans le pĂ©rimĂštre de rejets du "Centre de Valorisation Ă©nergĂ©tique" (doux euphĂ©misme pour dire incinĂ©rateur) du SYCTOM, quid de la zone de rejets et de mesures de la qualitĂ© de l'air en continue ? De mĂȘme, de nombreux terrains industriels ont Ă©tĂ© en contact prolongĂ© avec des substances toxiques et trĂšs rĂ©sistantes dans le temps. Construire des logements, des terrains de sport ou des Ă©coles nĂ©cessitera donc d'obtenir des garanties quant Ă  une "dĂ©pollution" complĂšte des sites.

Enfin, les capacités de l'usine audonienne ont atteint leurs limites (630000 tonnes de déchets traitables annuellement). Une incitation forte des citoyens et une responsabilisation de tous pour réduire leurs déchets est indispensable dans les années à venir.
Gérald KIERZEK