En effet, l'hebdomadaire établit le classement des lycées de France avec leur taux de réussit au bac, la capacité à faire progresser les élèves, le caractère sélectif ou non (pour gonfler les stats de réussite) et permet l'attribution d'un rang de classement parmi 1593 établissements. Et Blanqui: 1553 sur 1593....ce qui le met dans les derniers de la classe, comme la plupart des lycées de Seine St Denis d'ailleurs. 27 lycées sur 35 en Seine St Denis sont classés parmi les plus mauvais de France.
Les inégalités, territoriales, sont bel et bien là et nos enfants n'ont pas les mêmes chances suivant qu'ils étudient en Seine Denis ou à Paris par exemple. Alors, loin de fuir ces lycées -ou proposer la création d'établissements privés aux profils sélectionnés-, il faut au contraire soutenir l'effort pour les hisser dans le haut du palmarès: le tutorat mis en place -auquel nous participons d'ailleurs- y contribue certainement. Mais les collectivités territoriales doivent tout faire, en partenariat bien-sûr, avec l'Education Nationale pour développer et aider ces établissements qui méritent plus que les autres car ils ne partent pas sur la même ligne de départ.
La Ville peut aussi, et ce de manière autonome, jouer un grand rôle, en favorisant la mixité sociale -par exemple par sa politique immobilière- et en accueillant comme une chance ces bobos ou CSP+ qui arrivent. A condition que ces nouveaux audoniens, les CSP+ comme on dit, jouent le jeu des établissements publiques pour que mixité et vivre ensemble profitent vraiment à tout le monde.