Législatives 2007, Bruno LEROUX (PS) répond aux questions posées par Lesaudoniens.com
par OD,
jeudi 24 mai 2007 à 17:30 :: Vie Citoyenne
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![]() Abdelhak KACHOURI (PS), Bruno LEROUX (PS) |
Si la réponse du candidat appelle une précision, vous pouvez lui poser vos questions complémentaires dans le forum ouvert à cet effet .
I) La place et le rôle de notre futur(e) député(e) à l'assemblée Nationale ?
Habitez vous dans la circonscription briguée ?
Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?
Habitez vous dans la circonscription briguée ?
- Oui, j’habite sur la circonscription depuis ma naissance.
- En tant que député, j’ai instauré des permanences hebdomadaires à Epinay-sur-Seine et à Saint-Ouen. Ma permanence à Epinay ainsi que mon bureau à l’Assemblée Nationale sont ouverts du lundi au vendredi.
- Un site internet exposant mes activités est actif : http://www.brunoleroux.org/index2.htm et chacun peut échanger directement avec moi sur mon blog : http://www.brunoleroux-blog.org
- Je fais aussi très régulièrement des réunions publiques dans chacune des villes, outre mes « promenades » hebdomadaires.
- Depuis que je suis député, j’ai fait le choix de mettre en parenthèse ma vie professionnelle pour me consacrer entièrement au service de mon mandat.
- Contrairement à ce que sous-tend la notion de mandat national, le député, quel qu’il soit, est contraint à exercer un double rôle : celui de législateur, porteur d’un projet politique, et celui d’écoute et d’aide aux habitants de la circonscription qui l’ont élu. J’ai pris l’habitude de partager mon temps entre l’Assemblée Nationale et la circonscription pour répondre à cette double exigence.
- Le plus simple, et le plus complet, est certainement de vous renvoyer à ma lettre de candidature et à ma profession de fois que vous pouvez consulter sur http://www.brunoleroux-blog.org. En deux mots, un message d’action et d’ambition pour notre territoire.
- Cela dépend des Français et du choix qu’ils feront les 10 et 17 juin prochains. S’ils élisent une majorité de députés de gauche, je serai membre de la majorité, mais s’ils élisent une majorité de députés de droite, je serai alors dans l’opposition.
- Je suis prêt, avec les autres candidats socialistes, à mettre en œuvre demain un projet dont vous trouverez là encore le contenu sur http://www.brunoleroux-blog.org
- En effet, le Conseil constitutionnel a indiqué dans sa décision 86-208 des 1er-2 juillet 1986 que « le respect dû au principe de l'égalité de suffrage implique que la délimitation des circonscriptions électorales pour la désignation des députés fasse l'objet d'une révision périodique en fonction de l'évolution démographique ». Or, comme vous l’indiquez, le découpage actuel des circonscriptions se fonde toujours sur le recensement démographique de 1982, soit, en 2007, un décalage de 25 ans.
- Depuis les recensements de 1990 et 1999, les conditions juridiques pour qu’intervienne un nouveau découpage sont remplies. La nouvelle Assemblée devra donc actualiser ce découpage des circonscriptions pour prendre en compte les évolutions démographiques du territoire national. Il devra y avoir un débat parlementaire ouvert et constructif sur cette question. Pas question d’un tripatouillage ou d’un charcutage !
- Si je la pose le 26 ou 27 juin prochain, elle aurait trait je pense soit aux conditions de la rentrée scolaire, soit aux « franchises » qui risquent de priver de nombreux citoyens, et particulièrement sur notre circonscription, de l’accès aux soins. Mais je m’adapterai en fonction de l’actualité.
Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?
- La droite a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C’est une supercherie qui conduit à moins d’emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l’effort. Alors qu’elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l’étouffer davantage demain.
- Je souhaite au contraire créer les conditions d’une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au cœur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers : l’innovation ; la sécurité des carrières professionnelles ; le pouvoir d’achat ; le respect de l’environnement. Parce que la France n’est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu’au niveau européen.
- Je propose, en particulier, la création « d’emplois tremplins », à l’instar de ce qui se fait déjà dans les régions, la mise en place de nouvelles sécurités professionnelles assurant une garantie de revenu et une démarche de formation tout au long de la vie et la modulation des charges sociales suivant la précarité du contrat de travail.
- Bien entendu. On a vu récemment que ces modes de rémunération de dirigeants des grandes entreprises étaient purement scandaleux. Cela porte sur des millions d’euros versés à des responsables qui ont parfois, par leur gestion, mis en péril l’entreprise et des milliers de salariés. Ce n’est pas acceptable.
- La compétitivité de la France doit être le fruit d’un modèle social fort et d’une société plus juste. Pour moi, la question sociale en est la clé. Elle doit nous permettre de conserver une productivité plus forte du travail dans notre pays et dans le même temps un meilleur taux d’emploi.
- De plus, la compétitivité de la France s’inscrit dans la volonté que l’on souhaite donner à l’Europe : pour l’emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l’innovation, pour les grands projets industriels. L’Europe est en effet un outil irremplaçable face à la mondialisation, un levier décisif pour agir et ne pas subir.
- L’accès aux cantines scolaires ou aux transports publics doit être rendu possible à tous. Mais chacun doit contribuer, à une juste mesure selon sa situation, au service qui lui est rendu. C’est pour cela que je ne suis pas favorable à la gratuité. L’accès aux cantines scolaires est primordial pour les enfants des familles les plus modestes qui trouvent les qualités nutritionnelles d’un repas équilibré et parfois même seulement la possibilité de manger à leur faim. Il faut donc instaurer une péréquation tarifaire qui prenne en compte les revenus des familles et qui permette à tous d’avoir accès au service public.
- Je vous retourne la question, car je pense pour ma part que la mutualisation peut ĂŞtre maintenue.
- Quand on veut supprimer un système, on le laisse dériver pour dire qu’il ne fonctionne plus. C’est la politique traditionnelle de la droite dans ce pays s’agissant de la sécurité sociale. Je pense pour ma part que ce modèle que nous envient beaucoup de pays doit être préservé.
- J’ajoute qu’aujourd’hui le défi du vieillissement de la population qui doit être relevé : il faut s’appuyer sur l’allocation personnalisée d’autonomie créée par la gauche afin de faire triompher une logique de solidarités entre les territoires et les générations ; la mise en place d’une cinquième branche de sécurité sociale doit permettre aussi d’éviter le recours désastreux aux assurances privées, préconisé par la droite qui ferait reposer uniquement sur la cellule familiale le risque de dépendance.
- Il faut simplement qu’il prenne en compte son environnement. Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l’emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.
- Avec Ségolène Royal, les Socialistes ont souscrit au Pacte écologique de Nicolas Hulot qui nous engage pour l’avenir.
- Je prends donc des engagements précis. Je ferai de la lutte contre le changement climatique la priorité de mon action en redonnant toute leur place aux politiques et régulations publiques sans lesquelles il n’y aura pas de vraies percées écologiques. Je m’engage à promouvoir une palette de mesures coordonnées, plus diversifiée que les seuls permis d’émission mis en avant jusqu’à présent : sobriété et efficacité énergétique ; recherche et développement des énergies renouvelables, pour porter leur part à 15% de la production totale d’énergie en 2020 ; fiscalité écologique, telle la taxation du kérosène ; développement des transports en commun et du ferroutage ; renforcement des normes tant en matière d’émission des véhicules légers et lourds qu’en matière d’isolation des logements; programme de mise à niveau systématique du parc immobilier public et des logements anciens ; lutte contre l’étalement urbain.
- À l’encontre de la privatisation engagée d’EDF et de GDF, il faut affirmer la nécessité d’un pôle public de l’énergie qui prenne en compte le long terme. Je souhaite le développement de modes de transport alternatif à la route, un basculement progressif d’une part importante du FRET vers le rail. Je préconise aussi la discussion d’une nouvelle loi sur l’eau, enjeu majeur de ce siècle.
- Absolument, et vous avez raison d’en parler. Il faudra mettre en oeuvre de vrais référendums sur ces questions. Cela impose que nos concitoyens soient informés, par des sources diversifiées et fiables, ainsi que l’organisation de vrais débats publics contradictoires.
- Depuis des mois, nous sommes nombreux – élus locaux, fonctionnaires, représentants de l’État – à dénoncer l’escalade de la violence dans nos quartiers. Nous mettons en évidence l’intensification majeure des violences scolaires et urbaines depuis les émeutes de novembre 2005. Les policiers eux-mêmes sont la cible des délinquants. Et toutes sensibilités politiques confondues, nous ne pouvons l’accepter.
- Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de remettre en place un véritable service public de sécurité. Les policiers au cœur des quartiers doivent également travailler sur la prévention, entretenir des relations avec les habitants, faire des enquêtes et de l’investigation.
- Je défends un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité. Face à la progression, depuis 5 ans, des violences aux personnes, je propose la création d’une vraie police de quartier et de mener une politique fondée sur la prévention et la sanction. Les deux démarches sont indissociables. La prévention est indispensable pour éviter le tout carcéral, mais tout acte de délinquance doit trouver une sanction clairement affichée et assumée.
- Je pense aussi que nos quartiers ont besoin de véritables services de proximité qui permette de « reconquérir l’espace public » et pas seulement d’une présence policière.
- Sur ces questions, vous pouvez vous référez à mon livre « La sécurité pour tous, une exigence de justice sociale » (Éditions Balland 2001).
- En toute honnêteté, je pense que ça ne sert à rien. Et j’ajoute que c’est même dangereux. Cette qualification négative de l'immigration va alimenter les idées fausses qui font le lit de l'extrême droite. La France est depuis longtemps un pays d'immigration, et tout indique qu'elle le restera. Il faut le reconnaître et organiser une maîtrise de ces flux migratoires. En d’autres mots, nous devons définir clairement une politique d’immigration.
- Je pense que la laïcité est un pilier républicain, et que si elle peut être appliquée selon des modalités diverses, elle doit constituer une valeur commune qu'il nous appartient de défendre à chacun des instants de notre vie publique.
- Tout militant laïc doit être aussi un militant républicain, et avoir pour objectif d'assurer le respect des religions et des lieux de culte dans notre pays. A ce titre, je ne vois pas d’inconvénient à apporter des aides pour la construction des lieux de culte qui permette l’exercice digne de ceux-ci.
- Je propose de réorienter l’Europe pour peser dans la mondialisation. Nous avons besoin d’une Europe qui protège, ce qui suppose qu’enfin l’emploi, la croissance, l’investissement, la recherche soient au cœur des objectifs de la Banque Centrale Européenne (BCE), qu’un gouvernement économique émerge dans la zone Euro, que l’Europe défende le respect de normes sociales et environnementales dans le commerce international, et que le rôle des services publics soit reconnu.
- Il nous faut aussi une Europe politique et plus démocratique. À cette fin, il faut dépasser l’impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d’un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l’Europe se fasse avec les citoyens.
- La construction de l’Europe prend tout son sens au regard de la mondialisation libérale en cours qu’il faut maîtriser et surtout réorienter en fonction d’objectifs publics, sociaux et environnementaux. La France doit porter une voix forte dans le monde, avec ses partenaires européens, au service de la paix et du développement, sans s’aligner sur d’autres puissances.
- Je crois qu’il faut engager une réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale qui doivent être mises au service du développement avec l’instauration d’une taxe de type Tobin sur les mouvements de capitaux.
- Il nous faut conduire également une vraie politique de co-développement avec les pays du Sud en particulier l’Afrique et les pays du Bassin Méditerranéen.
- Je crois très sincèrement qu’il faut avoir la volonté politique d’éradiquer la misère. C’est un vaste programme mais on doit garder cette ambition même si le chantier est immense.
- La première mesure vise selon moi à éviter les campements sauvages en ouvrant sur tout le territoire des endroits adaptés pour accueillir ces populations qui vivent dans des conditions déplorables.
- On ne doit pas en aucun cas transiger avec l’obligation de scolarité dans ces endroits.
- La difficulté majeure est d’arriver à coordonner des intérêts très divergents. D’un côté, ceux qui ne veulent pas mettre en place des airs de campement appropriées et gérées sur leur territoire, ils ont tort, ensuite ceux qui ne souhaitent pas que des campements sauvages s’installent sur leur territoire, ils ont raison, enfin ceux qui recherchent des airs d’accueil leur permettant de vivre dignement. L’État a là un rôle majeur à jouer dans cette planification.
Mots clés
législatives
:: PS
:: élections




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