I) La place et le rôle de notre futur(e) député(e) à l'assemblée Nationale ?

Habitez vous dans la circonscription briguée ?

  • Oui, je vis sur la circonscription depuis 45 ans.
Quels moyens de communication avez vous mis en place pour recueillir les doléances de vos administrés (ou futurs?) et/ou les rencontrer tout simplement ? Quels moyens mettrez vous en place une fois élu(e)?

  • Un site internet relatant l’ensemble de mon projet et permettant Ă  chacun d’échanger librement avec moi, d’ailleurs n’hĂ©sitez pas Ă  venir me rejoindre http://www.brigitteespinasse.com,
  • un certain nombre d’outils de communications : mails, tracts, mon programme et enfin de nombreuses interventions participatives. (15 minutes pour convaincre, apĂ©ro, verre de l’amitiĂ©, rencontres avec les habitants en pied d’immeuble …
Quelle présence consacrerez vous à l'Assemblée Nationale ? Autrement dit, comment comptez vous concilier vie professionnelle et députation ?

  • Je me consacrerais Ă  temps plein au service de mon mandat afin de remplir au mieux la mission pour laquelle on me choisit. De plus, je souhaite m’impliquer aux travaux lĂ©gislatifs nationaux, afin de porter la voix de mes Ă©lecteurs et d’agir concrètement.
Quel message souhaitez-vous porter Ă  travers votre candidature ?

  • Agir ensemble. Ma politique porte le sceau de la proximitĂ©. SĂ©curitĂ©-humanitaire-respect-Ă©quitĂ© , je souhaite Ă©galement que la famille soit reconnue comme foyer de sĂ©curitĂ©.
Si vous êtes élu(e), siégerez vous sur les bancs de la majorité ou de l'opposition ?

  • Je siègerais sur les bancs de la majoritĂ©, parce que pour moi, la majoritĂ© est un ensemble et que comme je le dis Ă  travers ma campagne, une majoritĂ©, un travail d’équipe, agir ensemble vaut mieux que tous les individualismes et les immobilismes ...
Le découpage électoral actuel résulte de la loi du 24 novembre 1986. Lequel repose sur les données du recensement de... 1982. Depuis, deux recensements sont intervenus, en 1990 et 1999 et le découpage en vigueur fait apparaître de vraies inégalités. Notre département en particulier a connu une très forte croissance démographique et n'a en proportion que peu de députés ; Quelle est votre position sur ce sujet et êtes vous prêt(e) à défendre le principe d'un redécoupage électoral ?

  • Bien Ă©videmment, lors des derniers recensements de 1990 et 1999, nous constatons que le dĂ©coupage doit ĂŞtre rĂ©actualisĂ© en fonction des Ă©volutions dĂ©mographiques du territoire.
Quelle serait votre première question au gouvernement lors des séances du mercredi ?

  • La demande de mise en place un observatoire des quartiers. Objectifs : dĂ©gager les besoins rĂ©els des habitants, Ă©tudier les propositions des jeunes, apporter des rĂ©ponses concrètes par des actions visibles et immĂ©diates. Ex : responsabiliser les jeunes adultes par la crĂ©ation d’association, porteuses de leurs projets, sĂ©lectionner parmi les volontaires des surveillants pour collèges et lycĂ©es.
II) Les questions de politique française :

Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?

  • Par la valorisation du travail et la formation professionnelle : Validation d’Acquis des ExpĂ©riences, reconnaissance officielle du travail des bĂ©nĂ©voles,… .
Etes-vous d'accord avec le patron d'Axa qui renonce à ses stocks-options et réclame la suppression des parachutes dorés ?

  • Oui tout Ă  fait. Je pense qu’il n’y a rien Ă  ajouter et nous serons tous d’accord sur ce sujet.
Par quoi passe selon vous la compétitivité de la France dans le monde, comment l'améliorer ?

  • En gagnant la bataille mondiale de l’intelligence : Innovation, enseignement supĂ©rieur, la recherche et la formation professionnelle. Cette valorisation des intelligences permettra d’augmenter la productivitĂ© du travail et ainsi la compĂ©tivitĂ© de notre pays. J’ajouterais Ă©galement que les grands projets industriels sont une rĂ©elle force Ă©conomique pour accroĂ®tre toujours plus la compĂ©tivitĂ© de la France dans le monde.
La gratuité des cantines scolaires et des transports en commun pour les chômeurs doit-elle être généralisée ?

  • L’assistanat gĂ©nĂ©ralisĂ© empĂŞche la responsabilisation des individus et gĂ©nère une dĂ©pendance financière. Une participation symbolique devrait ĂŞtre mise en place pour sensibiliser chacun Ă  la citoyennetĂ©. En revanche, les dossiers peuvent ĂŞtre Ă©tudiĂ©s au cas par cas.
Le CNR (Conseil National de la Résistance) a mis en place en 1944, la sécurité sociale (qui est une mutualisation des risques) dans un pays exsangue ; 63 ans plus tard, dans un pays X fois plus riche, pourquoi n'est il pas possible de maintenir cette mutualisation ?

  • Il nous faut prĂ©server notre protection sociale par une politique de justice et de responsabilitĂ© qui protège les plus faibles sans fragiliser ceux qui crĂ©ent les richesses car les fraudes, les abus et l’absence d’adaptation de notre modèle social menace nos rĂ©gimes sociaux.
Que comptez vous faire pour que l'Homme soit moins malade ou plus du tout malade de son environnement ?

  • Malheureusement, je ne maĂ®trise la maladie et personne ne dĂ©tient ce pouvoir. Je vais donc rĂ©pondre en considĂ©rant que votre question concerne l’environnement. Je pense qu’il faut taxer les Ă©nergies polluantes, les produits importĂ©s des pays qui ne s’engagent dans un programme de rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Sensibiliser les enfants et les parents aux risques Ă©cologiques par des actions de proximitĂ© (ex : associations et corps enseignant…). Penser loin, agir vite ...
Nucléaire, essais OGM en plein champs, nanotechnologies ; Agirez vous pour que des référendums aient lieu sur ces thèmes ?

  • Oui, car c’est une question et nos concitoyens doivent ĂŞtre informĂ©s.
Comment remédier au sentiment d'insécurité des français ?

  • La famille doit devenir un foyer de sĂ©curitĂ© essentiel par des actions multiples de proximitĂ© et de dialogue. Ensemble, nous dĂ©fendrons nos droits, en prĂ©servant l’égalitĂ©, la libertĂ© et la justice pour tous. La confiance en soit est primordiale et la reconnaissance du travail peut agir fortement quant au sentiment d’insĂ©curitĂ©. Qui est bien dans sa vie, est bien avec les autres.
A quoi sert un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ?

  • L’identitĂ© est un des fondements de la reconnaissance des individus. Une identitĂ© culturelle, historique, familiale, Ă©conomique et sociale voilĂ  ce qui caractĂ©rise chacun d’entre nous. Sans cette identitĂ©, les repères n’existent plus et la fragilitĂ© collective progresse. C’est pourquoi « le no mans land identitaire » ne doit pas prendre le dessus, ainsi ce ministère doit permettre Ă  chacun d’être reconnu et entendu.
La laïcité doit-elle être renforcée ou mise au goût du jour en finançant la construction des lieux de culte ?

  • La laĂŻcitĂ© est un des fondements de la rĂ©publique française. Elle nous permet et doit continuer Ă  permettre de vivre ensemble avec nos diffĂ©rences religieuses, culturelles. La laĂŻcitĂ© qui commence dans les Ă©coles est garante du respect et de la dignitĂ© de son prochain. Je ne suis pas opposĂ©e Ă  ce que des aides soient apportĂ©es Ă  la construction des lieux de culte.
III) Les questions de politique internationale :

La France va présider l'Europe. Elu(e) député, que proposez vous ?

  • Je propose de retrouver l’Europe que nous aimons, une Europe qui rapproche les peuples, qui respecte ses frontières et son identitĂ©, qui assure la croissance et l’emploi, qui lutte contre la conccurence dĂ©loyale. Il nous faudra Ĺ“uvrer pour des actions communes tels que l’immigration, l’énergie, l’écologie, recherche et la sĂ©curitĂ© alimentaire. L’Europe doit permettre Ă  chaque jeune de faire au moins un sĂ©jour d’études dans un autre pays de l’E.U.
La France peut elle se soustraire à l'OMC et aux règles de libéralisation des services qui en découlent. Y a-t-elle intérêt Oui/Non et pourquoi ?
  • Faire de la France l’acteur d’une autre mondialisation. PlutĂ´t que de nier la mondialisation nous devons adapter la France Ă  ces propres dĂ©fis pour protĂ©ger ceux qui en sont victimes. Il faut permettre Ă  notre pays d’agir au niveau international pour que la mondialisation ne se fasse pas aux dĂ©pens des hommes de l’environnement et de la diversitĂ© culturelle.
Les bidonvilles qui avaient disparus des banlieues dans les années 70 réapparaissent aujourd'hui en Seine-Saint-Denis et notamment à Saint-Ouen -Docks- et Saint-Denis -Echangeur A86, Quais de Seine-. Ces bidonvilles sont (sur)-peuplés de Roms pour la plupart roumains et donc citoyens Européens qui y vivent avec des enfants en bas âge dans des conditions d'hygiène déplorables, ils suscitent l'inquiétude voire la crainte des populations, leurs enfants ne sont pas scolarisés ... Quelle solution à la fois pragmatique et humaine pour régler ce problème ?

  • Comme je l’ai prĂ©cisĂ© prĂ©cĂ©demment, la dignitĂ©, le respect et la sĂ©curitĂ© sont les piliers de chaque individu. La misère est inacceptable dans notre pays, c’est une prioritĂ© du gouvernement que d’éradiquer totalement la misère humaine de notre territoire. Il faut agir vite, en construisant des structures d’accueil Ă©quipĂ©es, adaptĂ©es aux sans-abris afin de leur permettre de retrouver une dignitĂ©.


Bien entendu, je reste à votre disposition pour approfondir tous ces points ou en explorer d’autres.

Brigitte ESPINASSE