Législatives 2007, Lesaudoniens.com à Montreuil
par OD,
samedi 2 juin 2007 à 14:47 :: Vie Citoyenne
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![]() Laurent VIGIER
Parmi les candidats aux législatives en Seine Saint-Denis, l'un d'entre eux, atypique a retenu mon attention, il s'agit de Laurent VIGIER candidat UMP dans la 7ème circonscription (Montreuil).
J'ai rencontré Laurent VIGIER en avril dernier, lors d'un Apéro SARKO organisé au Coq d'Or par Mike BOROWSKI. Le thème en était « Peut-on avoir été Chiraquien et être Sarkoziste ? », on y annonçait un « conseiller diplomatique du président CHIRAC ». Ce soir là , Laurent a fait un tabac. C'était d'autant plus improbable, que l'on était loin des dorures de l'Elysée et de l'ambiance des conférences internationales. Ma curiosité était piquée au vif, j'avais envie d'en savoir plus ... Quelques semaines plus tard, la campagne des législatives m’en donne l’occasion. Après un premier contact téléphonique, un rendez-vous est rapidement pris. Vendredi 25 mai, à l'heure de la pause déjeuner, j'enfourche donc mon scooteur en direction Montreuil et de sa permanence de campagne. J'avais envie de comprendre comment et pourquoi : un jeune énarque, qui a été de tous les G8 avec le président CHIRAC depuis 2002, a décidé de se présenter aux législatives dans le 9-3 ? Le décalage est tel qu'il mérite une explication ... |
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L'engagement politique de Laurent VIGIER ne doit rien au hasard. Il est le fruit d’une très forte conscience collective familiale. Elle trouve sa source dans l’engagement de son arrière grand père maternel –Paul DUPUY, Directeur Adjoint de Normal SUP-, pour la défense du Capitaine DREYFUS. Cette tradition s’est prolongée à son grand père –Henri VIGIER-, qui fut à la fin de la seconde guerre mondiale, parti prenante dans l’aventure de la création de l’ONU. Henri VIGIER a été l’une des chevilles ouvrières des premiers accords de trêve Israélo-palestiniens qui devaient ensuite donner lieu aux accords de Rhodes, marquant la fin de la guerre d’indépendance d’Israël. Enrichissant cet héritage familial ; l’oncle de Laurent, enrôlé de force dans les chantiers de Jeunesse du Maréchal PETAIN, pris le maquis à l’été 40 après avoir fait exploser la route qu’il état censé construire et rejoint Charles TILLON à l’état major national des FTP ; son père fut également un militant actif du Parti Communiste Français. Le destin de ses aïeux a placé pour Laurent la barre très haute ; comme il le dit lui-même il l’oblige à chaque étape de son parcours à « s’interroger constamment sur le sens et l’utilité de son engagement politique ». Normalien, agrégé d’histoire, Laurent VIGIER, débute sa carrière au quai d’ORSAY sous le gouvernement Jospin. C’est à cette date qu’il se forge sa propre conscience politique : confronté de par ses fonctions à la réalité de mondialisation et à ses conséquences, il comprend mal la mise en place des 35 heures à l’échelon national. ![]() Avec le Président CHIRAC et Madame Parmi les dossiers sur lesquels il s’est particulièrement impliqué : le réchauffement climatique. Son travail a contribué à convaincre les américains, du lien entre activité humaine et réchauffement climatique. Concrétisée en 2005 au G8 de Gleneagles, cette victoire diplomatique du président CHIRAC a rouvert la voie, à compter de 2012, pour lutter plus efficacement contre l’effet de serre et effacer ainsi l’échec de KYOTO. L’autre axe essentiel du travail de Laurent a été pendant cette période, le dossier de l’aide au développement. Loin de la rhétorique alter mondialiste au sujet de la mise en place de la taxe TOBIN, il a travaillé sur la mise en place du 1er exemple de taxe internationale destinée à l’aide au développement : la taxe sur les billets d’avions. Cette taxe permet aujourd’hui en France de collecter 200 millions d’euros par an, qui dans le cadre d’un partenariat avec UNITAID, rendent par exemple possible le traitement anti-SIDA de 600.000 personnes en Afrique. En 2005, Laurent est comme beaucoup « ébranlé » par les émeutes qui ont secoué nos banlieues. En s’impliquant activement sur la question des relations G8/Afrique et de l’aide au développement, il avait déjà pu côtoyer des associations de jeunes issus de l’immigration comme le FOJIM –Forum des Jeunes Issus de l’Immigration- et rencontrer des personnalités extraordinaires –« World Class »- issues des quartiers. Il s’insurge du gâchis que représentent ces émeutes et du désespoir qu’elles traduisent. Pour lui c’est clair, l’engagement politique passera par la Seine Saint-Denis. Ce sera donc Montreuil, ville « rouge » de la première couronne parisienne. C’est avec une grande liberté de conception et d’action que Laurent et son équipe se mettent alors au travail. ![]() Laurent en Campagne à Montreuil Depuis un peu plus d’un siècle les banlieues ouvrières se sont développées sur un système de valeurs de type collectiviste à contre courant du système majoritaire. Dans cette situation, la faute est toujours extérieure : les patrons, le gouvernement et plus récemment l’Europe et la mondialisation. Dans les années 60, pour répondre aux très fortes tensions entre gaullistes et communistes nées à l’après guerre, on donne une « réalité » géographique à ce système de valeurs. L’éclatement du département de la Seine donne alors naissance à la Seine Saint-Denis. La part du feu étant faite, la Seine Saint-Denis devient un lieu d’expérimentation social où un urbanisme idéologique inspiré des théories collectivistes du bloc de l’Est prospère. Ce système fonctionne tant bien que mal –parfois pas si mal que ça- jusqu’au milieu des années 70, date du premier choc de la mondialisation que constitue le choc pétrolier de 1976. Le monde est désormais plus imprévisible, des forces nouvelles émergentes vont rompre cet équilibre instable. Le département est alors confronté à une immigration massive et va additionner la différence ethnique à la dissidence politique. Or ce système, qui se concevait comme la préfiguration d’un « autre » modèle de société, ne pouvait avoir pour vocation à les intégrer efficacement à la communauté nationale. Ce système « maternant » qui relègue au second plan les valeurs essentielles de la république comme la liberté individuelle n’a pas réussi à faire émerger une élite –intellectuelle, politique, économique- dans ces communautés. Les émeutes de banlieue de 2005 témoignent de la faillite ultime de ce système. Aujourd’hui les maires communistes –Montreuil, Saint-Ouen, Saint-Denis- restent empêtrés dans leurs contradictions. Ces municipalités essaient toutes de maximiser leur rente de situation à proximité de Paris en attirant de sièges de grandes entreprises tout en maintenant un niveau de taxe professionnel très élevé qui décourage les plus petites entreprises. Cette politique non dénuée d’arrière pensées électorales, a aujourd’hui 20 ans de retard sur ce qui ce fait en Chine. Souvent cantonnées à des zones tampons en marge du périphérique, elles renforcent la fracture entre la Banlieue et la Capitale. Laurent VIGIER critique la manière dont la gauche traite les jeunes issus de l’immigration. Dans le prolongement de son idéologie corporatiste, elle renforce le communautarisme. La gauche ne sait pas répondre à l’aspiration d’autonomie individuelle des jeunes issus de l’immigration et se contente de les renvoyer systématiquement à leur communauté d’origine. Par le passé, toutes les communautés issues de l’immigration se sont intégrées à la nation en gagnant en autonomie par rapport à leur attaches culturelles, ethniques ou religieuses. C’est beaucoup plus difficile aujourd’hui. Au niveau national, le parti socialiste n’a pas entrepris de travail de réflexion sur la mondialisation. A l’ultra-gauche, des organisations comme ATTAC ont, elles, eu le mérite de se pencher sur le problème. En refusant le virage Social Démocrate, le parti socialiste a formulé lors de la campagne des présidentielles des réponses qui n’étaient pas articulées sur la réalité du monde. La droite en revanche a développé une réflexion sur le monde. Le programme de Nicolas SARKOZY s’inscrit dans une convergence Européenne sur l’analyse de ce qu’il faut faire pour tirer son épingle du jeu au niveau Mondial. Au niveau local, c’est en s’appuyant sur les réussites individuelles que nous arriverons à convaincre les jeunes issus des quartiers qu’ils ont leurs chances. Les populations de Seine Saint-Denis et notamment celles issues de l’immigration, doivent pouvoir se reconnaitre dans une identité nationale commune portée par la République. En France, depuis la révolution de 1789 la nation est une construction politique. Elle s’appuie sur une langue et sur un système de valeurs communes résumé dans la devise –Liberté, Egalité, Fraternité-. Elle doit être capable de tirer vers le haut chacun d’entre nous dans le respect de nos valeurs communes. ![]() Laurent en Campagne à Montreuil A Montreuil, Laurent VIGIER est l’ambassadeur de la République. Il souhaite sur le terrain en défendre les valeurs. |
Olivier DECROCK pour Lesaudoniens.com
Pour en savoir plus sur l'action et le programme de Laurent http://www.laurent-vigier.com
Mots clés
législatives
:: UMP
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Commentaires
1. Le samedi 2 juin 2007 à 17:57, par Jacques
2. Le samedi 2 juin 2007 à 20:11, par Benjamin
3. Le dimanche 3 juin 2007 à 00:06, par Jacques
4. Le dimanche 3 juin 2007 à 09:06, par Benjamin
5. Le dimanche 3 juin 2007 à 09:46, par OD
6. Le dimanche 3 juin 2007 à 12:02, par Benjamin
7. Le dimanche 3 juin 2007 à 13:20, par taquet
8. Le dimanche 3 juin 2007 à 15:27, par icimeme
9. Le dimanche 3 juin 2007 à 16:12, par Luc
10. Le dimanche 3 juin 2007 à 22:27, par taquet
11. Le dimanche 3 juin 2007 à 23:32, par Benjamin
12. Le dimanche 3 juin 2007 à 23:38, par Benjamin
13. Le dimanche 3 juin 2007 à 23:42, par OD
14. Le dimanche 3 juin 2007 à 23:51, par Benjamin
15. Le dimanche 3 juin 2007 à 23:55, par Benjamin
16. Le lundi 4 juin 2007 à 02:23, par icimeme
17. Le mardi 5 juin 2007 à 19:11, par trĂ©mouille
18. Le jeudi 21 fĂ©vrier 2008 à 17:27, par gaetan de la villardiere
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