I) La place et le rôle de notre futur(e) député(e) à l'assemblée Nationale ?

Habitez vous dans la circonscription briguée ?

  • Je dois dans un premier temps prĂ©ciser dans les termes qui sont les miens, que je ne « brigue » pas la circonscription. Je suis candidate aux Ă©lections lĂ©gislatives pour mettre au service de l’ensemble des citoyens mes 16 annĂ©es d’expĂ©rience dans le milieu politique et associatif. Je souhaite une rĂ©el renouvellement de l’AssemblĂ©e Nationale sous tous ses aspects (milieux sociaux, catĂ©gorie professionnelle, gĂ©nĂ©rations, etc). Cette volontĂ© n’a rien Ă  voir avec de la convoitise. Je ne vis pas de la politique. C’est nous, ensemble, qui devons faire vivre la politique dans notre pays.

    Je n’habite pas la circonscription. Je vis avec ma mère à Neuilly-sur-Marne en Seine Saint-Denis. Elle m’a toujours apporté son soutien. Aujourd’hui, c’est à moi de l’aider et de l’accompagner.


Quels moyens de communication avez vous mis en place pour recueillir les doléances de vos administrés (ou futurs?) et/ou les rencontrer tout simplement ? Quels moyens mettrez vous en place une fois élu(e)?

  • En tant qu’élue socialiste de la RĂ©gion Ile de France, mon moyen de communication est ma prĂ©sence sur le terrain. A chaque demande, Ă  chaque urgence, Ă  chaque rendez-vous, je suis prĂ©sente sur le territoire francilien. Une Ă©lue doit ĂŞtre disponible et accessible. Son rĂ´le est de rĂ©pondre aux attentes des citoyens et d’être continuellement en contact avec eux. Dans le cadre de ma campagne, un blog a Ă©tĂ© crĂ©e. Vous pouvez d’autre part vous adresser directement Ă  moi grâce Ă  une adresse mail et un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone portable spĂ©cialement Ă  l’usage de la campagne : 06.34.38.08.99

    J’en profite pour vous informer de l’organisation d’un apéritif républicain mercredi 6 juin à Saint-Ouen à 19h00, Salle Barbara, 1 rue des Ecoles. A l’occasion de cette rencontre, je souhaite échanger avec les personnes présentes l’ensemble de nos préoccupations. Je n’ai pas l’intention de prendre un micro et d’assommer les gens de promesses. C’est autour d’un verre et d’un buffet simple que nous parlerons tout naturellement de notre avenir. A la sortie, un cahier sera disponible pour ceux qui souhaitent inscrire leurs impressions, leurs commentaires leurs préoccupations et leurs propositions.

    Si je suis élue, le blog perdurera ainsi que l’adresse mail et le numéro de téléphone portable. Les indemnités me permettront la location d’un bureau dans lequel une permanence sera assurée. Par ailleurs, une lettre d’information mensuelle sera adressée aux citoyens afin de les tenir informés des travaux en cours à l’Assemblée.


Quelle présence consacrerez vous à l'Assemblée Nationale ? Autrement dit, comment comptez vous concilier vie professionnelle et députation ?

  • Un Ă©lu de la RĂ©publique est rĂ©munĂ©rĂ© grâce Ă  l’impĂ´t des citoyens. Son assiduitĂ© est une exigence. Je serai donc entièrement consacrĂ©e au mandat qui m’aura Ă©tĂ© confiĂ©. J’ajoute qu’en cas d’élection, je dĂ©missionnerai de mon mandat au Conseil RĂ©gional d’Ile de France. En tant que membre de l’association Anticor (qui lutte contre la corruption en politique) je me suis engagĂ©e Ă  respecter une charte dans laquelle figure prĂ©cisĂ©ment le non cumul des mandats. En outre, ce non cumul vaut autant pour le cumul des fonctions que pour le cumul dans le temps. En fonction des politiques entreprises, un mandat ou deux suffisent. Peut-on nous faire croire que ce qui n’a pu ĂŞtre fait en 5 annĂ©es voire 10 annĂ©es va ĂŞtre fait les 5 prochaines ? J’en doute. Le courage et l’audace paient. Le manque de convictions, en revanche, retarde les changements.


Quel message souhaitez-vous porter Ă  travers votre candidature ?

  • Ma candidature est un appel au renouvellement de la classe politique. L’AssemblĂ©e Nationale doit ĂŞtre Ă  l’image de la sociĂ©tĂ© du 21ème siècle. Sinon, que signifie alors « la dĂ©mocratie reprĂ©sentative » ? Je veux une assemblĂ©e de tous les âges, de toutes les catĂ©gories socioprofessionnelles, compĂ©tente, expĂ©rimentĂ©e et surtout, consciente des problèmes du quotidien des Français.

    Je souhaite également éveiller les ambitions. Ma candidature est celle de l’audace. Je souhaite que des initiatives de ce type voient le jour et que les décisions ne reviennent pas toujours aux mêmes. Chacun doit faire profiter de ses compétences.


Si vous êtes élu(e), siégerez vous sur les bancs de la majorité ou de l'opposition ?

  • Si je suis Ă©lue, je siĂ©gerai pour dĂ©fendre les citoyens. Mon engagement socialiste est intègre et je continuerai Ă  plaider pour la justice sociale dans ce pays. L’ensemble de la circonscription sera, pour chacune des proposition de lois informĂ© de leur contenu grâce aux outils de communication dont j’ai fait Ă©tat prĂ©cĂ©demment.


Le découpage électoral actuel résulte de la loi du 24 novembre 1986. Lequel repose sur les données du recensement de... 1982. Depuis, deux recensements sont intervenus, en 1990 et 1999 et le découpage en vigueur fait apparaître de vraies inégalités. Notre département en particulier a connu une très forte croissance démographique et n'a en proportion que peu de députés ; Quelle est votre position sur ce sujet et êtes vous prêt(e) à défendre le principe d'un redécoupage électoral ?

  • Cette question est très intĂ©ressante : pour une dĂ©mocratie plus juste, un rapport de proportionnalitĂ© Ă  la population doit ĂŞtre respectĂ© dans chaque circonscription. Le Conseil Constitutionnel rĂ©clame ce redĂ©coupage depuis longtemps. Or, tous les gouvernements ont repoussĂ© l’échĂ©ance…. Malheureusement, les Ă©lections municipales ne bĂ©nĂ©ficieront pas non plus de ce redĂ©coupage qui doit intervenir au moins un an avant le scrutin. Chacun voit son intĂ©rĂŞt Ă  conserver ce dĂ©coupage qui rĂ©vèle une fois encore un dĂ©calage avec la rĂ©alitĂ© de notre sociĂ©tĂ©. Il a permis l’émergence de « fiefs » qui sont Ă  la faveur de chacun des partis politiques.

    Cette pratique qui concourt selon moi à une forme de manipulation de l’électorat ne doit plus exister dans une démocratie. Voilà pourquoi nous avons besoin de nouveaux visages à l’Assemblée ! Cette version de la politique doit rendre toute sa place à l’intérêt général. Nous ne pourrons aboutir à une prise en compte des vrais problèmes qu’après avoir mis fin à toutes ces pratiques dangereuses pour notre démocratie.


Quelle serait votre première question au gouvernement lors des séances du mercredi ?

  • Ma première question sera la suivante : Peut-on avant tout abroger cette loi scandaleuse par laquelle les dĂ©putĂ©s se sont octroyĂ©s 5 annĂ©es d’indemnitĂ©s chĂ´mage ?

    Mes propositions comprennent essentiellement la lutte contre les discriminations sous touts leurs formes : logement,emploi, accès aux technologies de l’informations et de la communication, etc. Prenons un exemple : le permis de conduire est aujourd’hui devenu inaccessible pour une grande partie de la population. Son coût est excessif et discrimine notamment les jeunes. Je propose pour remédier à ce problème de fond (puisqu’un véhicule est souvent nécessaire pour aller travailler ou pour trouver un emploi) que l’école et l’université oeuvrent dans ce sens en mettant à disposition des cours théoriques et pratiques au sein des établissements.

    L’ensemble de mes propositions est disponible sur le blog et vous pouvez à tout moment poser une question par mail ou par téléphone. .


II) Les questions de politique française :

Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?

  • Pour ĂŞtre efficace dans le traitement du chĂ´mage, c’est bien sĂ»r l’école et la formation qui doivent ĂŞtre adaptĂ©es au marchĂ© du travail. Je dĂ©fendrai l’établissement d’un partenariat entre entreprises et universitĂ©s en outre, oĂą les dĂ©bouchĂ©s sont aujourd’hui très limitĂ©s. Le chĂ´mage des jeunes diplĂ´mĂ©s trouvera une issue dans ce projet de partenariat.

    La formation tout au long de la vie existe mais manque de communication. Nombreux sont les citoyens que je rencontre et qui ignorent malgré eux l’ensemble des dispositifs. Une campagne d’information est nécessaire sur ce point. La requalification des compétences est un moyen de réorienter ses choix, de diversifier les possibilités et de multiplier ses chances de trouver un emploi.

    L’ANPE et les ASSEDIC unifiés, le travail sera, je l’espère, plus cohérent du point de vue du demandeur d’emploi. L’accompagnement personnalisé est indispensable justement pour pouvoir répondre à cette disparité des profils de chômeurs.

    Pour ceux qui baissent les bras, je leur demande de ne jamais renoncer au courage. Le travail est un outil d’insertion sociale. C’est pourquoi il ne faut pas s’en défaire. De nombreux emplois existent sans répondre aux conditions du salariat. Par ailleurs, chacun dispose d’une expérience, quelle qu’elle soit, qui peut être mise au service des autres. Je milite avec ferveur pour que des associations soient créées par ceux-là même qui pensent ne plus faire partie des travailleurs. Les solutions existent aussi dans ces initiatives individuelles.

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Etes-vous d'accord avec le patron d'Axa qui renonce à ses stocks-options et réclame la suppression des parachutes dorés ?

  • Comme je l’ai dĂ©jĂ  mentionnĂ©, le courage et l’audace paient. Je suis donc favorable Ă  une forte rĂ©munĂ©ration de la prise de risques. NĂ©anmoins, il est inacceptable de voir certains responsables ĂŞtre remerciĂ©s par un chèque de plusieurs millions d’euros pour avoir laissĂ© une entreprise dans un Ă©tat financier lamentable. Les salariĂ©s n’ont pas Ă  porter la responsabilitĂ© d’un dĂ©faut de gestion des dirigeants. Par ailleurs, je souscris Ă  l’engagement, de l’association Anticor consistant Ă  reconnaĂ®tre un droit d’alerte pour protĂ©ger du licenciement des salariĂ©s relevant des malversations dans leurs entreprises.


Par quoi passe selon vous la compétitivité de la France dans le monde, comment l'améliorer ?

  • La compĂ©titivitĂ© de la France dans le monde passe par ses compĂ©tences. Il faut dans un premier temps rappeler que les flux d’investissements Ă©trangers restent très importants en France. Je ne fais pas de constat alarmant sur le dĂ©clin. L’urgence est d’investir dans la recherche et l’enseignement supĂ©rieur oĂą les fonds sont actuellement beaucoup trop insuffisants. Si la dette est Ă  surveiller, il est un point sur lequel nous parions sur l’avenir : celui de la recherche. Nous ne devons jamais lĂ©siner sur les efforts en la matière. AjoutĂ©e Ă  notre forte productivitĂ© du travail, la haute qualification de notre marchĂ© du travail fait de nous un pays attractif. Avec l’aide de l’Union EuropĂ©enne, nous devons instaurer une vĂ©ritable politique de la recherche et de l’enseignement supĂ©rieur.

    Je parie également sur l’émergence d’une économie solidaire : de nombreux projets voient le jour en ce sens et fonctionnent. Nous devons en tenir compte et prendre exemple.


La gratuité des cantines scolaires et des transports en commun pour les chômeurs doit-elle être généralisée ?

  • Le principe d’égalitĂ©, inscrit dans notre Constitution, dispose qu’à situation Ă©gale correspond un traitement Ă©gal. A l’inverse, Ă  situation diffĂ©rente correspond un traitement diffĂ©rent. Accompagner Ă  travers des aides de ce type les personnes en difficultĂ©s, va donc en ce sens. Toutefois, la solution au problème du chĂ´mage n’est pas dans la gratuitĂ© de tel ou tel service. Elle est dans le travail. L’aide est Ă©videmment nĂ©cessaire mais n’est qu’un mĂ©dicament, qu’un anti-douleur ». L’antidote est le retour Ă  un niveau de vie tolĂ©rable au regard des droits de l’homme et du citoyen, grâce Ă  l’emploi et la formation. Ce sont les vĂ©ritables moyens d’insertion sociale aujourd’hui.


Le CNR (Conseil National de la Résistance) a mis en place en 1944, la sécurité sociale (qui est une mutualisation des risques) dans un pays exsangue ; 63 ans plus tard, dans un pays X fois plus riche, pourquoi n'est il pas possible de maintenir cette mutualisation ?

  • La SĂ©curitĂ© sociale est dĂ©composĂ© en 5 branches. Les plus importantes Ă©tant la branche famille, la branche vieillesse et la branche maladie. L’évolution de la structure de notre dĂ©mographie met en difficultĂ© aujourd’hui notre système social. La branche vieillesse verse les retraites. Or, compte tenu du marchĂ© du travail actuel, le nombre d’actifs permettant le financement des retraites est faible et diminue. Nous pouvons, par delĂ  ce constat, nous fĂ©liciter des progrès considĂ©rables de la mĂ©decine qui ont contribuĂ© Ă  l’allongement de l’espĂ©rance de vie en France. Afin de prĂ©server la solidaritĂ© de notre système par rĂ©partition, des Ă©conomies doivent ĂŞtre rĂ©alisĂ©es ailleurs pour alimenter le dĂ©ficit colossal existant aujourd’hui. Sur ce point, je m’oppose fermement au projet de loi du gouvernement Fillon concernant la suppression des droits de succession. Un tel projet aurait pour consĂ©quence un dĂ©ficit d’impĂ´ts qui pourraient pourtant concourir au financement du système de sĂ©curitĂ© sociale en danger. De surcroĂ®t, supprimer les droits de succession contribue Ă  promouvoir la reproduction sociale. Les impĂ´ts sur les droits de succession avaient pour objectif la solidaritĂ© entre les citoyens et avoir pour but d’éviter la concentration des richesses entre les mains des mĂŞmes. S’il est vrai que les fruits d’une vie de travail doivent revenir lĂ©gitiment Ă  nos enfants, alors nous devons nous battre pour que chacun de ses enfants puissent en bĂ©nĂ©ficier. Sans cela, la solidaritĂ© dĂ©jĂ  bien menacĂ©e, ne fera plus partie de nos qualitĂ©s.


Que comptez vous faire pour que l'Homme soit moins malade ou plus du tout malade de son environnement ?

  • L’environnement doit ĂŞtre pris en compte dans chacune de nos actions. Les produits Ă©cologiques doivent intĂ©grer notre quotidien. Pour cela, ils doivent ĂŞtre accessible en coĂ»t et en qualitĂ©. L’économie solidaire et environnementale offre un vĂ©ritable crĂ©neau d’investissement pour aujourd’hui et pour demain. Il faut saisir cette opportunitĂ© et innover sur des produits et services respectueux du milieu naturel et de qualitĂ©. De grandes marges de manĹ“uvres existent, les idĂ©es doivent donc Ă©merger. Sur le plan institutionnel, l’Union EuropĂ©enne doit intervenir encore et proposer une politique commune. Sans nos voisins, toute initiative serait vaine. Il faut trouver un accord pour le bien de tous.


Nucléaire, essais OGM en plein champs, nanotechnologies ; Agirez vous pour que des référendums aient lieu sur ces thèmes ?

  • Par Ă©lection au suffrage universel direct, nous Ă©voluons au sein d’une dĂ©mocratie thĂ©oriquement reprĂ©sentative. En ce sens, les raisons de faire intervenir un rĂ©fĂ©rendum sont peu nombreuses et prĂ©cises selon notre constitution. Sur des questions de ce type, Ă  moins de faire parvenir Ă  l’ensemble des citoyens des informations claires et comprĂ©hensibles, je pense qu’il revient de droit aux Ă©lus, accompagnĂ©s de leurs groupes de travail et d’experts en la matière, d’apporter au sein d’un dĂ©bat ouvert, leur sentiment. Cependant, tant que l’AssemblĂ©e Nationale ne sera pas Ă  l’image de la sociĂ©tĂ© française du 21ème siècle comme elle le devrait, je rĂ©clamerai l’expression des citoyens par rĂ©fĂ©rendum.


Comment remédier au sentiment d'insécurité des français ?

  • Tout d’abord l’insĂ©curitĂ© existe, elle n’est pas qu’un ressenti. Elle est prĂ©sente Ă  travers le chĂ´mage, les violences et toutes les formes de misère et de prĂ©caritĂ©. En revanche, un sentiment d’insĂ©curitĂ© existe en parallèle. Il est le fruit d’une incomprĂ©hension des autres et du manque de cohĂ©sion sociale. Souvent, les quartiers dits « populaires » sont victimes de ce type de sentiment. C’est pourquoi j’exige de la part de nos Ă©lus d’être accessible pour tous. Ils doivent se rendre partout et reprĂ©senter l’ensemble des citoyens. Une catĂ©gorie de la population est peu Ă  peu exclue du champ politique et caractĂ©rise en mĂŞme temps celle pour qui naĂ®t ce sentiment d’insĂ©curitĂ©. Le sentiment d’insĂ©curitĂ© s’avère ĂŞtre une discrimination insultante Ă  l’égard de ceux qui souffrent de ce clichĂ©.


A quoi sert un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ?

  • Un ministère de l’immigration et de l’identitĂ© Nationale sert Ă  sĂ©duire un Ă©lectorat et renforce malheureusement le sentiment d’insĂ©curitĂ© qui, il faut l’avouer sans tabou, se porte essentiellement sur les personnes issues de l’immigration. L’identitĂ© nationale est un concept dĂ©fendable, encore faut-il en connaĂ®tre les ressorts. Parler le français n’est pas selon moi une condition nĂ©cessaire pour entrer sur le territoire. C’est Ă  nouveau promouvoir une forme de discrimination. Venant des Antilles, j’ai moi-mĂŞme amĂ©liorĂ© ma pratique du français une fois en mĂ©tropole. La France, terre d’asile pour ceux qui en ont besoin comme en dispose notre DĂ©claration des Droits de l’Homme et du Citoyens, n’est plus en phase avec ses fondamentaux Ă©noncĂ©s en 1789. Je le dĂ©plore.


La laïcité doit-elle être renforcée ou mise au goût du jour en finançant la construction des lieux de culte ?

  • VoilĂ  encore un principe fondamental que nous devons Ă  tout prix respecter. La laĂŻcitĂ© ne signifie pas un dĂ©sintĂ©rĂŞt pour la religion, elle exprime tout simplement que chaque chose doit ĂŞtre Ă  sa place. Celle de la religion n’est pas dans l’Etat. La pratique de la religion est une libertĂ© individuelle. Il appartient Ă  l’Etat de faire respecter cette libertĂ© et Ă  l’individu de la faire vivre.


III) Les questions de politique internationale :

La France va présider l'Europe. Elu(e) député, que proposez vous ?

  • Un dĂ©putĂ© est un Ă©lu national. Son action s’inscrit dans le cadre national. Les dĂ©putĂ©s europĂ©ens, eux ont leur rĂ´le Ă  jouer au sein de l’Union EuropĂ©enne. Le dĂ©putĂ© national a toutefois le devoir d’être informĂ© des initiatives europĂ©ennes et de vĂ©rifier la compatibilitĂ© des règlements et directives europĂ©ennes avec notre droit national.


La France peut elle se soustraire à l'OMC et aux règles de libéralisation des services qui en découlent. Y a-t-elle intérêt Oui/Non et pourquoi ?
  • La France est une nation souveraine et elle peut lĂ©galement sortir de l’OMC. Elle n’a en revanche aucun intĂ©rĂŞt Ă  s’en Ă©carter. C’est une instance dĂ©cisionnaire de taille. Des dĂ©cisions importantes y sont prises et notre pays doit faire entendre sa voix. Une rĂ©forme institutionnelle doit ĂŞtre envisagĂ©e pour mieux respecter la voix des petits pays. L’ensemble des institutions internationales doit repenser son mode de fonctionnement pour prendre en compte de façon multilatĂ©rale les questions de rĂ©gulation Ă©conomique.


Les bidonvilles qui avaient disparus des banlieues dans les années 70 réapparaissent aujourd'hui en Seine-Saint-Denis et notamment à Saint-Ouen -Docks- et Saint-Denis -Echangeur A86, Quais de Seine-. Ces bidonvilles sont (sur)-peuplés de Roms pour la plupart roumains et donc citoyens Européens qui y vivent avec des enfants en bas âge dans des conditions d'hygiène déplorables, ils suscitent l'inquiétude voire la crainte des populations, leurs enfants ne sont pas scolarisés ... Quelle solution à la fois pragmatique et humaine pour régler ce problème ?

  • La scolarisation est obligatoire jusqu’à 16 ans en France. Ses enfants doivent ĂŞtre conduits Ă  l’école. La RĂ©publique reconnaĂ®t les gens du voyage et doit mettre Ă  disposition un terrain dans chaque commune pour respecter leur dignitĂ©. Ce rĂ´le est dĂ©volu au maire de la commune. Si les dĂ©putĂ©s peuvent intervenir sur ces questions (un groupe d’étude en est chargĂ© Ă  l’AssemblĂ©e), des lois existent et doivent tout simplement ĂŞtre appliquĂ©es pour les gens du voyage qui sont des citoyens au mĂŞme titre que les autres (ils votent) et par les Ă©lus de la commune.




Bien entendu, je reste à votre disposition pour approfondir tous ces points ou en explorer d’autres.

Janine MAURICE BELLAY