Législatives 2007, Janine MAURICE BELLAY (DVG) répond aux questions posées par lesaudoniens.com
par OD,
mardi 5 juin 2007 à 07:45 :: Vie Citoyenne
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![]() Janine MAURICE BELLAY |
I) La place et le rôle de notre futur(e) député(e) à l'assemblée Nationale ?
Habitez vous dans la circonscription briguée ?
Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?
Habitez vous dans la circonscription briguée ?
- Je dois dans un premier temps préciser dans les termes qui sont les miens, que je ne « brigue » pas la circonscription. Je suis candidate aux élections législatives pour mettre au service de l’ensemble des citoyens mes 16 années d’expérience dans le milieu politique et associatif. Je souhaite une réel renouvellement de l’Assemblée Nationale sous tous ses aspects (milieux sociaux, catégorie professionnelle, générations, etc). Cette volonté n’a rien à voir avec de la convoitise. Je ne vis pas de la politique. C’est nous, ensemble, qui devons faire vivre la politique dans notre pays.
Je n’habite pas la circonscription. Je vis avec ma mère à Neuilly-sur-Marne en Seine Saint-Denis. Elle m’a toujours apporté son soutien. Aujourd’hui, c’est à moi de l’aider et de l’accompagner.
- En tant qu’élue socialiste de la Région Ile de France, mon moyen de communication est ma présence sur le terrain. A chaque demande, à chaque urgence, à chaque rendez-vous, je suis présente sur le territoire francilien. Une élue doit être disponible et accessible. Son rôle est de répondre aux attentes des citoyens et d’être continuellement en contact avec eux.
Dans le cadre de ma campagne, un blog a été crée. Vous pouvez d’autre part vous adresser directement à moi grâce à une adresse mail et un numéro de téléphone portable spécialement à l’usage de la campagne : 06.34.38.08.99
J’en profite pour vous informer de l’organisation d’un apéritif républicain mercredi 6 juin à Saint-Ouen à 19h00, Salle Barbara, 1 rue des Ecoles. A l’occasion de cette rencontre, je souhaite échanger avec les personnes présentes l’ensemble de nos préoccupations. Je n’ai pas l’intention de prendre un micro et d’assommer les gens de promesses. C’est autour d’un verre et d’un buffet simple que nous parlerons tout naturellement de notre avenir. A la sortie, un cahier sera disponible pour ceux qui souhaitent inscrire leurs impressions, leurs commentaires leurs préoccupations et leurs propositions.
Si je suis élue, le blog perdurera ainsi que l’adresse mail et le numéro de téléphone portable. Les indemnités me permettront la location d’un bureau dans lequel une permanence sera assurée. Par ailleurs, une lettre d’information mensuelle sera adressée aux citoyens afin de les tenir informés des travaux en cours à l’Assemblée.
- Un élu de la République est rémunéré grâce à l’impôt des citoyens. Son assiduité est une exigence. Je serai donc entièrement consacrée au mandat qui m’aura été confié. J’ajoute qu’en cas d’élection, je démissionnerai de mon mandat au Conseil Régional d’Ile de France. En tant que membre de l’association Anticor (qui lutte contre la corruption en politique) je me suis engagée à respecter une charte dans laquelle figure précisément le non cumul des mandats. En outre, ce non cumul vaut autant pour le cumul des fonctions que pour le cumul dans le temps. En fonction des politiques entreprises, un mandat ou deux suffisent. Peut-on nous faire croire que ce qui n’a pu être fait en 5 années voire 10 années va être fait les 5 prochaines ? J’en doute. Le courage et l’audace paient. Le manque de convictions, en revanche, retarde les changements.
- Ma candidature est un appel au renouvellement de la classe politique. L’Assemblée Nationale doit être à l’image de la société du 21ème siècle. Sinon, que signifie alors « la démocratie représentative » ? Je veux une assemblée de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, compétente, expérimentée et surtout, consciente des problèmes du quotidien des Français. Je souhaite également éveiller les ambitions. Ma candidature est celle de l’audace. Je souhaite que des initiatives de ce type voient le jour et que les décisions ne reviennent pas toujours aux mêmes. Chacun doit faire profiter de ses compétences.
- Si je suis élue, je siégerai pour défendre les citoyens. Mon engagement socialiste est intègre et je continuerai à plaider pour la justice sociale dans ce pays. L’ensemble de la circonscription sera, pour chacune des proposition de lois informé de leur contenu grâce aux outils de communication dont j’ai fait état précédemment.
- Cette question est très intéressante : pour une démocratie plus juste, un rapport de proportionnalité à la population doit être respecté dans chaque circonscription. Le Conseil Constitutionnel réclame ce redécoupage depuis longtemps. Or, tous les gouvernements ont repoussé l’échéance…. Malheureusement, les élections municipales ne bénéficieront pas non plus de ce redécoupage qui doit intervenir au moins un an avant le scrutin. Chacun voit son intérêt à conserver ce découpage qui révèle une fois encore un décalage avec la réalité de notre société. Il a permis l’émergence de « fiefs » qui sont à la faveur de chacun des partis politiques. Cette pratique qui concourt selon moi à une forme de manipulation de l’électorat ne doit plus exister dans une démocratie. Voilà pourquoi nous avons besoin de nouveaux visages à l’Assemblée ! Cette version de la politique doit rendre toute sa place à l’intérêt général. Nous ne pourrons aboutir à une prise en compte des vrais problèmes qu’après avoir mis fin à toutes ces pratiques dangereuses pour notre démocratie.
- Ma première question sera la suivante : Peut-on avant tout abroger cette loi scandaleuse par laquelle les députés se sont octroyés 5 années d’indemnités chômage ? Mes propositions comprennent essentiellement la lutte contre les discriminations sous touts leurs formes : logement,emploi, accès aux technologies de l’informations et de la communication, etc. Prenons un exemple : le permis de conduire est aujourd’hui devenu inaccessible pour une grande partie de la population. Son coût est excessif et discrimine notamment les jeunes. Je propose pour remédier à ce problème de fond (puisqu’un véhicule est souvent nécessaire pour aller travailler ou pour trouver un emploi) que l’école et l’université oeuvrent dans ce sens en mettant à disposition des cours théoriques et pratiques au sein des établissements. L’ensemble de mes propositions est disponible sur le blog et vous pouvez à tout moment poser une question par mail ou par téléphone. .
Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?
- Pour être efficace dans le traitement du chômage, c’est bien sûr l’école et la formation qui doivent être adaptées au marché du travail. Je défendrai l’établissement d’un partenariat entre entreprises et universités en outre, où les débouchés sont aujourd’hui très limités. Le chômage des jeunes diplômés trouvera une issue dans ce projet de partenariat. La formation tout au long de la vie existe mais manque de communication. Nombreux sont les citoyens que je rencontre et qui ignorent malgré eux l’ensemble des dispositifs. Une campagne d’information est nécessaire sur ce point. La requalification des compétences est un moyen de réorienter ses choix, de diversifier les possibilités et de multiplier ses chances de trouver un emploi. L’ANPE et les ASSEDIC unifiés, le travail sera, je l’espère, plus cohérent du point de vue du demandeur d’emploi. L’accompagnement personnalisé est indispensable justement pour pouvoir répondre à cette disparité des profils de chômeurs. Pour ceux qui baissent les bras, je leur demande de ne jamais renoncer au courage. Le travail est un outil d’insertion sociale. C’est pourquoi il ne faut pas s’en défaire. De nombreux emplois existent sans répondre aux conditions du salariat. Par ailleurs, chacun dispose d’une expérience, quelle qu’elle soit, qui peut être mise au service des autres. Je milite avec ferveur pour que des associations soient créées par ceux-là même qui pensent ne plus faire partie des travailleurs. Les solutions existent aussi dans ces initiatives individuelles. .
- Comme je l’ai déjà mentionné, le courage et l’audace paient. Je suis donc favorable à une forte rémunération de la prise de risques. Néanmoins, il est inacceptable de voir certains responsables être remerciés par un chèque de plusieurs millions d’euros pour avoir laissé une entreprise dans un état financier lamentable. Les salariés n’ont pas à porter la responsabilité d’un défaut de gestion des dirigeants. Par ailleurs, je souscris à l’engagement, de l’association Anticor consistant à reconnaître un droit d’alerte pour protéger du licenciement des salariés relevant des malversations dans leurs entreprises.
- La compétitivité de la France dans le monde passe par ses compétences. Il faut dans un premier temps rappeler que les flux d’investissements étrangers restent très importants en France. Je ne fais pas de constat alarmant sur le déclin. L’urgence est d’investir dans la recherche et l’enseignement supérieur où les fonds sont actuellement beaucoup trop insuffisants. Si la dette est à surveiller, il est un point sur lequel nous parions sur l’avenir : celui de la recherche. Nous ne devons jamais lésiner sur les efforts en la matière. Ajoutée à notre forte productivité du travail, la haute qualification de notre marché du travail fait de nous un pays attractif. Avec l’aide de l’Union Européenne, nous devons instaurer une véritable politique de la recherche et de l’enseignement supérieur. Je parie également sur l’émergence d’une économie solidaire : de nombreux projets voient le jour en ce sens et fonctionnent. Nous devons en tenir compte et prendre exemple.
- Le principe d’égalité, inscrit dans notre Constitution, dispose qu’à situation égale correspond un traitement égal. A l’inverse, à situation différente correspond un traitement différent. Accompagner à travers des aides de ce type les personnes en difficultés, va donc en ce sens. Toutefois, la solution au problème du chômage n’est pas dans la gratuité de tel ou tel service. Elle est dans le travail. L’aide est évidemment nécessaire mais n’est qu’un médicament, qu’un anti-douleur ». L’antidote est le retour à un niveau de vie tolérable au regard des droits de l’homme et du citoyen, grâce à l’emploi et la formation. Ce sont les véritables moyens d’insertion sociale aujourd’hui.
- La Sécurité sociale est décomposé en 5 branches. Les plus importantes étant la branche famille, la branche vieillesse et la branche maladie. L’évolution de la structure de notre démographie met en difficulté aujourd’hui notre système social. La branche vieillesse verse les retraites. Or, compte tenu du marché du travail actuel, le nombre d’actifs permettant le financement des retraites est faible et diminue. Nous pouvons, par delà ce constat, nous féliciter des progrès considérables de la médecine qui ont contribué à l’allongement de l’espérance de vie en France. Afin de préserver la solidarité de notre système par répartition, des économies doivent être réalisées ailleurs pour alimenter le déficit colossal existant aujourd’hui. Sur ce point, je m’oppose fermement au projet de loi du gouvernement Fillon concernant la suppression des droits de succession. Un tel projet aurait pour conséquence un déficit d’impôts qui pourraient pourtant concourir au financement du système de sécurité sociale en danger. De surcroît, supprimer les droits de succession contribue à promouvoir la reproduction sociale. Les impôts sur les droits de succession avaient pour objectif la solidarité entre les citoyens et avoir pour but d’éviter la concentration des richesses entre les mains des mêmes. S’il est vrai que les fruits d’une vie de travail doivent revenir légitiment à nos enfants, alors nous devons nous battre pour que chacun de ses enfants puissent en bénéficier. Sans cela, la solidarité déjà bien menacée, ne fera plus partie de nos qualités.
- L’environnement doit être pris en compte dans chacune de nos actions. Les produits écologiques doivent intégrer notre quotidien. Pour cela, ils doivent être accessible en coût et en qualité. L’économie solidaire et environnementale offre un véritable créneau d’investissement pour aujourd’hui et pour demain. Il faut saisir cette opportunité et innover sur des produits et services respectueux du milieu naturel et de qualité. De grandes marges de manœuvres existent, les idées doivent donc émerger. Sur le plan institutionnel, l’Union Européenne doit intervenir encore et proposer une politique commune. Sans nos voisins, toute initiative serait vaine. Il faut trouver un accord pour le bien de tous.
- Par élection au suffrage universel direct, nous évoluons au sein d’une démocratie théoriquement représentative. En ce sens, les raisons de faire intervenir un référendum sont peu nombreuses et précises selon notre constitution. Sur des questions de ce type, à moins de faire parvenir à l’ensemble des citoyens des informations claires et compréhensibles, je pense qu’il revient de droit aux élus, accompagnés de leurs groupes de travail et d’experts en la matière, d’apporter au sein d’un débat ouvert, leur sentiment. Cependant, tant que l’Assemblée Nationale ne sera pas à l’image de la société française du 21ème siècle comme elle le devrait, je réclamerai l’expression des citoyens par référendum.
- Tout d’abord l’insécurité existe, elle n’est pas qu’un ressenti. Elle est présente à travers le chômage, les violences et toutes les formes de misère et de précarité. En revanche, un sentiment d’insécurité existe en parallèle. Il est le fruit d’une incompréhension des autres et du manque de cohésion sociale. Souvent, les quartiers dits « populaires » sont victimes de ce type de sentiment. C’est pourquoi j’exige de la part de nos élus d’être accessible pour tous. Ils doivent se rendre partout et représenter l’ensemble des citoyens. Une catégorie de la population est peu à peu exclue du champ politique et caractérise en même temps celle pour qui naît ce sentiment d’insécurité. Le sentiment d’insécurité s’avère être une discrimination insultante à l’égard de ceux qui souffrent de ce cliché.
- Un ministère de l’immigration et de l’identité Nationale sert à séduire un électorat et renforce malheureusement le sentiment d’insécurité qui, il faut l’avouer sans tabou, se porte essentiellement sur les personnes issues de l’immigration. L’identité nationale est un concept défendable, encore faut-il en connaître les ressorts. Parler le français n’est pas selon moi une condition nécessaire pour entrer sur le territoire. C’est à nouveau promouvoir une forme de discrimination. Venant des Antilles, j’ai moi-même amélioré ma pratique du français une fois en métropole. La France, terre d’asile pour ceux qui en ont besoin comme en dispose notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyens, n’est plus en phase avec ses fondamentaux énoncés en 1789. Je le déplore.
- Voilà encore un principe fondamental que nous devons à tout prix respecter. La laïcité ne signifie pas un désintérêt pour la religion, elle exprime tout simplement que chaque chose doit être à sa place. Celle de la religion n’est pas dans l’Etat. La pratique de la religion est une liberté individuelle. Il appartient à l’Etat de faire respecter cette liberté et à l’individu de la faire vivre.
- Un député est un élu national. Son action s’inscrit dans le cadre national. Les députés européens, eux ont leur rôle à jouer au sein de l’Union Européenne. Le député national a toutefois le devoir d’être informé des initiatives européennes et de vérifier la compatibilité des règlements et directives européennes avec notre droit national.
- La France est une nation souveraine et elle peut légalement sortir de l’OMC. Elle n’a en revanche aucun intérêt à s’en écarter. C’est une instance décisionnaire de taille. Des décisions importantes y sont prises et notre pays doit faire entendre sa voix. Une réforme institutionnelle doit être envisagée pour mieux respecter la voix des petits pays. L’ensemble des institutions internationales doit repenser son mode de fonctionnement pour prendre en compte de façon multilatérale les questions de régulation économique.
- La scolarisation est obligatoire jusqu’à 16 ans en France. Ses enfants doivent être conduits à l’école. La République reconnaît les gens du voyage et doit mettre à disposition un terrain dans chaque commune pour respecter leur dignité. Ce rôle est dévolu au maire de la commune. Si les députés peuvent intervenir sur ces questions (un groupe d’étude en est chargé à l’Assemblée), des lois existent et doivent tout simplement être appliquées pour les gens du voyage qui sont des citoyens au même titre que les autres (ils votent) et par les élus de la commune.
Mots clés
DVG
:: législatives
:: élections




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