Page 2, interview de Stéphane Martin, président du Musée du quai Branly: "le musée (...) est un établissement qui est aussi voué au dialogue des cultures et des continents.(...) Branly est le musée de l'après 11-septembre? L'insitution doit permettre aux 20-30 ans d'apprivoiser de nouvelles interrogations: comment vivre avec l'autre? comment se construire en tant que jeune Européen dans un monde pluriel"Parfait ! enfin un lieu d'échange, de non discrimination et de tolérance à quelques encablures de St-Ouen.
Page 3, les choses se gâtent avec la question -à mon sens déplacée- "Que pensent du musée les jeunes de banlieue?"
Quelle question ??? Le jeune de banlieue serait-il une espèce anthropologique nouvelle et différente du jeune de Paris intra-muros ? En tous cas cette discrimination géographique m'effraye et traduit bien la frontière invisible qui existe entre Paris et la banlieue. Elle m'évoque également l'excellent article de Thierry Najman, psychiatre des hôpitaux, ami et..Audonien (lire) à propos de la nouvelle figure de la peur que représente le jeune de banlieue .
Tant que cette frontière, plus psychologique que sociale aujourd'hui, existe -et j'ai bien peur qu'elle ne se creuse encore avec des gens bien nés, du bon côté de la barrière et d'autres mal nés "du mauvais côté"- les gens vivront à côté, voire en face mais pas ensemble.

Gérald KIERZEK