Nous ne reviendrons pas sur ce qui a poussé Valérie BERNARD à renoncer à conduire la liste UMP, elle s'est en effet largement exprimée sur le sujet dans ces colonnes et sur son Blog.

Notre souhaitons plutôt lever le voile sur un épisode moins connu de cette campagne : Les raisons de l'échec de Manuel Cartier -Suppléant MODEM de Claire O'Petit aux dernières législatives et Président de l'Association des Commercants Audoniens- à monter sa propre liste. Tout semble aujourd'hui indiquer que celui ci a été victime d'une manoeuvre politique venue de son « propre camp ».

Après la défection de Valérie BERNARD, Manuel CARTIER semblait en effet pouvoir compter sur le soutien bienveillant de l'UMP et du Nouveau Centre. Monter une liste dans des délais réduits était en revanche loin d'être gagné. La parité imposant un parfait équilibre entre hommes et femmes -un vrai challenge-, il fallait donc qu'il mobilise 20 hommes et 19 femmes.

Comme nous l'a confirmé Manuel Cartier, joint aujourd'hui au téléphone, à quelques jours de l'échéance du dépôt officiel des listes, il allait y parvenir ...

Parmi ses colistiers, il pouvait potentiellement compter sur Laurent STOCCO (DVD, ex MPF) et ses proches.

Or, tout semble aujourd'hui indiquer que Laurent STOCCO et William DELANNOY se sont entendus sur le dos de Manuel Cartier.

Les termes du « deal » étaient simples : Si Laurent STOCCO se retire ainsi que ses proches de la liste CARTIER, William DELANNOY l'assurait de ne pas déposer de bulletins de vote pour les cantonales afin de lui permettre de réaliser un « score » lui permettant d'être remboursé de ses frais de campagne. Aux termes de cet accord, William DELANNOY avait en contrepartie, la voie libre pour les municipales ...

Les électeurs ont ainsi pû constater qu'il n'y avait pas de bulletins de vote pour William DELANNOY, dimanche aux cantonales, permettant ainsi à notre « aspirant cantonnier », de talonner le candidat UMP de dernière minute (Julien MUGERIN), parachuté par Eric RAOULT.

William DELANNOY a beau affirmer ce matin dans le Parisien, à propos des cantonales : « J'avais juste déposé ma candidature pour réagir au cas où Eric Raoult (NDLR : président départemental de l'UMP) mettrait un candidat aux municipales face à moi. Puisqu'il n'y en a pas eu, je n'ai pas donné suite », la réalité est peut être un peu plus complexe qu'il n'y parait.

Nous laissons évidement aux lecteurs et électeurs, le soin d'apprécier ces pratiques ...