[Vivre et s'épanouir à Saint-Ouen] Pourquoi voter pour nous ? par Tiziana Zumbo Vital (Rifondazione comunista)
par OD,
vendredi 14 mars 2008 à 20:34 :: Elections 2008
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Ă€ toi, Daniel, en signe de mon
admiration et de mon estime.
Pourquoi il faut voter la liste « Vivre et
s’épanouir à Saint Ouen » conduite par William Delannoy
Comme le
dirait Dario Fo, prix Nobel de littérature :« Dehors les bouffons de la cour des affaires publiques ! ».
Parce que
sans alternance il n’y a pas de démocratie.
Parce que
le programme politique de madame Rouillon est inexistant. Son seul programme
politique est d’accuser et diffamer les autres avec le mensonge. Ne pas voter
Rouillon c’est la réponse des Audoniens à son régime, c’est la seule vraie arme
qui reste dans leurs mains.
Les mots
d’ordre du régime JR sont : la
désinformation, l’incinérateur, l’expropriation, la préemption, la
non-concertation des habitants, la non-scolarisation des enfants roms, la dette
publique, le cliéntélisme, la destruction des jardins ouvriers, la destruction
du parc Victor-Hugo, la destruction de la porte de Saint-Ouen, le non-respect
des appels d’offres, la construction massive des logements sans aucun espace
vert, la saleté, l’insécurité, le non respect de citoyens, la liste est longue
et interminable. Réunissons-nous à gauche, appelle madame Rouillon, mais de
quelle union parle-t-elle, elle, qui n’a pas voulu accueillir Mamadou Keita
dans sa liste ? La gauche représentée par madame Rouillon est celle de
ceux qui depuis des années au conseil municipal légitiment, les yeux fermés sur
les dossiers, toutes les décision prises par elle et son clan, comme par
exemple obliger les Audoniens Ă vendre Ă la mairie des appartements au prix de
3700 euros contre une estimation du marché de 50000 euros, ou vendre le
patrimoine diffus acquis avec l’argent des Audoniens à un seul marchand de
biens à vil prix. JR et ses colistiers ont tous une étiquette politique bien
collée et c’est malheureusement leur étiquette qui légitime aux yeux des
Audoniens – qui ne connaissent pas les vraies actions qui se trament dans les
sous-terrains de Saint-Ouen – l’appartenance à gauche. La gauche dont elle nous
parle est celle qui fait honte Ă tous ceux qui ont vraiment des valeurs de
gauche.
Je tiens
tout de même à ne pas vouloir lui ressembler, c’est la raison pour laquelle je
vous parlerai de nous.
La liste
de William Delannoy a un programme clair précis et détaillé que vous pouvez
d’ailleurs retrouver sur son site internet www.audonien.com . Ici, il est lieu
pour moi d’apporter quelques précisions sur les faux propos que nos
adversaires portent à notre égard.
La liste
« Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen », c’est une liste qui naît de la rencontre
de plusieurs personnes qui, pour la plupart natifs de Saint-Ouen, ont tous eu
un engagement citoyen avant que celui-ci ne devienne politique. C’est n’est pas
une liste d’ouverture comme quelqu’un a voulu le faire croire mais c’est une
liste de rencontre et d’union. Cette union est faite d’hommes et de femmes qui
depuis des années assistent à la misère audonienne, à la dégradation de la
ville, à la spoliation des pauvres gens par l’arme de l’expropriation ou de la
préemption ou encore à l’attribution des logements sociaux pour qui l’emploi de
l’adjectif « opaque » serait bien indulgent, au regard des pratiques exercées.
Nous nous sommes retrouvés, unis par les mêmes valeurs éthiques, morales et
politiques au sens plus noble du terme. Nous sommes une liste citoyenne avec
des appartenances politiques diverses, unis par la volonté de la reconstruction
de notre ville à travers les valeurs de la démocratie et du partage. Nous avons
élaboré un programme électoral large et bien concret dans chaque secteur. Je tiens
à vous rappeler ici quelque points clés de notre programme :
Au lendemain des élections
Audit général des finances
municipales, service par service.
Refonte générale de la Caisse
d’action sociale du personnel communal.
Dans les
six mois
Gel des préemptions et mise en place
d’un moratoire sur six mois pour déterminer celles qui sont d’intérêt public et
celles qui sont abusives.
Priorité à la réhabilitation des
centres de vacances les plus dégradés.
Lancement d’une étude sur les rejets
de l’incinérateur et ses conséquences sur la santé publique.
Augmentation du budget santé des
centres de soins municipaux.
Construction de logement sociaux afin
de satisfaire les 3500 demandeurs de Saint-Ouen.
Attribution transparente des
logements sociaux avec création d’une commission d’attribution dans laquelle
partenaires privés publics et associatifs auront un réel regard et où les seuls
critères seront d’ordre social, économique et familial.
William Delannoy ne licenciera pas le
personnel communal.
Je
suis italienne, je suis philosophe historienne de l’art, j’ai 37 ans, j’habite
Saint-Ouen depuis 7 ans et je fais partie de l’équipe de William Delannoy.
J’ai
fondé en 2003 l’association Avipso (ass. de vigilance sur le patrimoine
architectural et ouvrier de Saint-Ouen, www.avipso.org).
On a cru m’insulter lorsque des camarades de JR
m’ont jeté à la figure que j’étais de
droite et une « sale UMP ». Je voudrais donc rappeler que je ne
suis pas droite mais je voudrais dire aussi qu’à mes yeux le fait d’être de
droite ne me semble pas être un motif suffisant pour mériter une insulte.
Qu’est-ce qui d’ailleurs légitime la moindre insulte ? D’où je viens en
tout cas chacun peut afficher librement ses opinions tant qu’elle reste dans le
cadre républicain. En ce qui me concerne pour être plus précise je suis de Rifondazione
Comunista et cela ne veut pas dire être pour la révolution comme croyait le de
façon erroné Monsieur Bentolila (l’adjoint à l’Urbanisme,) mais j’adhère à un
parti qui sait se regarder, qui sait avancer et qui sait rompre avec le système
quand il le faut, c’est la raison pour laquelle Rifondazione comunista naît en
1991, en rupture avec son propre camp. Rifondazione comunista est à l’origine
de la naissance du Parti de la gauche europĂ©enne .Â
Je
dérange avec mes actions en défense des plus démunis et pour cela l’équipe
sortante de JR m’a quelques fois invitée à rentrer en Italie. Nous n’avons pas
visiblement la même vision de l’Europe. Voilà un des derniers email que mon
association Avipso a reçu hier soir, je tiens à vous dire que ce genre d’email
c’est le quotidien. « Bonjour,
Je me permets de prendre contact avec vous suite à de nombreux échanges avec
les services compétents de la mairie sans réponse concrète de leurt part.Le
sujet : Nous habitons dans le quartier des antiquaires/puces, rue Voltaire plus
précisément, et nous constatons que cette rue, en plein coeur d’un quartier
riche d’un patrimoine historique et humain, est complètement délaissée,
abandonnée par la mairie (immeuble insalubre, marchands de sommeil, décharge
sauvage.) alors que celle-ci est propriétaire de certains appartements des
immeubles qui la peuple, et ce malgré l’investissement des propriétaires pour
redonner des couleurs Ă leurs immeubles, Ă leur rue(ravalement entrepris, entre
autres). Nous sommes nombreux à chercher des réponses à nos questions : qui
devons nous solliciter pour trouver des réponses aux problèmes rencontrés,
quelles portes pousser, quels leviers actionner ?? Dans ce sens, nous
faisons appel à vous afin que nos paroles trouvent un écho réel auprès de la
commune. D’avance merci pour votre support. Sincères salutations »
Non, je
ne crois pas que Saint-Ouen soit une ville de bobos, c’est plutôt une ville de
ghettos oĂą les plus aisĂ©s ne cĂ´toient pas les pauvres, quand je me promène Ă
Saint-Ouen, je ne me sens ni aux Abesses, ni Ă Oberkampf. Non, Ă Saint-Ouen je
n’ai pas connu la mixité sociale, ni le multiculturalisme, thèmes très chers
aux émissions radio de Pierre-Louis Basse et à quelques blogueurs. Le
multiculturalisme, je l’ai connu à Paris, à Saint-Ouen j’ai surtout connu le
sectarisme (le vieux mythe éculé de la lutte des
classes, bien entretenu par la mairie, relayée par la CGT, entre autres).
 À Pierre-Louis Basse (journaliste à Europe 1
qui « veut rêver parce qu’il veut vivre » et qui soutient JR) j’ai
envie de dire d’arrêter les champignons hallucinogènes et de voir vraiment ce
qui se passe à Saint-Ouen dans un café plutôt que d’imaginer des situations
rêvées sans doute plus agréables et plus paisibles pour une émission radio. À
Pierre-Louis Basse, je dis : Non, ne t’inquiéte pas, avec nous tu ne
perdras pas les cafés manouches, si tu étais venu à notre dernière réunion
salle Barbara, tu aurais vu qu’ils ont joué pour nous et qu’ils y ont mis de
l’ambiance. Nous ne ferons pas non plus disparaître les braises portugaises où
d’ailleurs nous allions manger régulièrement pendant toute notre campagne
électorale. Rassure-toi aussi sur la « pause cambodgienne » que tu
fais là où nous, toi et moi, nous nous rencontrions les lundis soir, je n’ai
pas non plus envie qu’elle disparaisse, elle se trouve juste à coté de chez
moi. Si c’est le vrai mélange que tu cherches, les vrais échanges culturels que
tu veux, tu sais bien que tu ne peux pas voter Jacqueline mais qu’il faut voter
William. C’est William qui se bat pour les puces et pour le maintien de ses
ambiances manouches, c’est William qui se bat pour l’amélioration du site des
puces qui nous fait rencontrer, à nous Audoniens, chaque année plusieurs
millions de visiteurs venus du monde entier. Si tu veux continuer Ă retrouver
ton café le matin, ce n’est pas Jacqueline qu’il faut voter parce grâce à elle
tous les commerces et cafés ferment au fur et à mesure.
Ă€
Monsieur Mohamed Eddoukali (président des Jardins ouvriers de Saint-Ouen) je
veux rappeler que plus des trois quarts des jardins ouvriers ont été sacrifiés
par la ville au profit des promoteurs. Nous nous sommes battus ensemble, cher
monsieur, j’ai vu quitter les parcelle de jardins, vos compagnons pleurant.
C’était un lieu magique qui aurait beaucoup plu à Pierre-Louis Basse.
Aujourd’hui de cette magie ne reste plus rien, seulement un souvenir du passé.
Comment pouvez-vous vous féliciter de « la priorité que madame le maire
donne à ce thème » alors qu’il aura fallu un combat acharné contre la mairie
pour qu’au moins une partie de ces jardins puisse survivre ?
Ă€
Monsieur Henri Theoddet (proviseur du lycée Auguste-Blanqui) je dit que si
« Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen » gagne les élections, bien sur
que nous continuerons à soutenir les projets éducatifs du lycée Blanqui mais je
conseille également de lire la  « Lettre ouverte au camarade rédacteur-en-chef du
Bulletin municipal Ă Saint-Ouen Â
rédigé par GILBERT MOLINIER professeur de philosophie au lycée Blanqui.
L’Arrogance et la violence
de l’équipe municipale de JR m’insupporte. Ils me font penser à des corsaires.
Si l’on veut bien se rappeler que les corsaires agissaient avec l’aval des
différentes autorités dont ils dépendaient, ils finissaient pas se comporter
comme des pirates se livrant au pillage, sous la veste, quant Ă eux, de la
légalité.
Parce que
les électeurs qui ont voté à gauche à Saint-Ouen sont pour l’acceptation du status quo, moi non, je ne veux plus
cautionner un système défaillant qui est en train de provoquer un cataclysme
sociologique, en vertu d’un idéal, je ne veux pas rêver, je veux vivre. Et
comme disait Pasolini, notre vie sociale est déterminée par notre entourage
humain et environnemental, c’est la raison pour laquelle il faut prendre acte
de ce qui nous entoure.
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À cause du mépris des plus démunis, à cause de l’arrogance et surtout de
l’ignorance et de l’opportunisme, pour moi la gauche à Saint-Ouen – et je dis
bien à Saint Ouen – est une tragédie qui se manifeste comme délusion, rage,
comme révolte idéologique et comme refus du status
quo.
Audoniennes
et Audoniens «Vivre et s’épanouir à saint Ouen » c’est une liste qui ne se
présente pas pour faire une politique nationale, ni pour soutenir Sarkozy.
Aucun d’entre-nous ne veut transformer la ville comme cela c’est fait Ă
Levallois-Perret.
Nous nous
présentons pour vous et avec vous, pour qui nous exigeons, justesse, justice,
respect, démocratie, beauté, élégance, humanité et solidarité.
Si mon
ami Jean Baudrillard était là , je suis sûre que nous aurions pu compter sur son
soutien. Je remercie Anna Alter (ex militante communiste) journaliste à «
Marianne » auteur du livre « Le Fief Rouge » pour avoir ouvert les yeux sur
une réalité au-delà du periph’ et pour nous soutenir.
Tiziana
Zumbo Vital
Mots clés
municipales



Commentaires
1. Le vendredi 14 mars 2008 à 21:17, par Prima Linea
2. Le vendredi 14 mars 2008 à 21:45, par zĂ©bulon
3. Le samedi 15 mars 2008 à 03:27, par Joseph
4. Le samedi 15 mars 2008 à 08:27, par M.Fainzang
5. Le samedi 15 mars 2008 à 12:37, par T. Hedrich
6. Le samedi 15 mars 2008 à 15:59, par paul soulignac
7. Le samedi 15 mars 2008 à 19:03, par M.Fainzang
8. Le samedi 15 mars 2008 à 20:33, par daniel maunoury
9. Le samedi 15 mars 2008 à 23:45, par Merula
10. Le samedi 15 mars 2008 à 23:51, par JY Marsouin
11. Le mercredi 19 mars 2008 à 19:47, par Jacques Alonso
12. Le mercredi 19 mars 2008 à 22:07, par Joseph
13. Le jeudi 20 mars 2008 à 10:00, par jess
14. Le jeudi 20 mars 2008 à 19:53, par RenĂ© MatĂ©o
15. Le jeudi 20 mars 2008 à 23:08, par M.Fainzang
16. Le vendredi 21 mars 2008 à 09:29, par RenĂ© MatĂ©o
17. Le vendredi 21 mars 2008 à 22:22, par daniel maunoury
18. Le dimanche 23 mars 2008 à 15:22, par pascal Daussat
19. Le dimanche 23 mars 2008 à 15:23, par pascal Daussat
20. Le dimanche 23 mars 2008 à 23:39, par RenĂ© MatĂ©o
21. Le jeudi 27 mars 2008 à 16:27, par Jean FOUQUART
22. Le mercredi 10 septembre 2008 à 15:16, par Le château des rentiers : Indice
23. Le mercredi 10 septembre 2008 à 17:32, par M.Fainzang
24. Le jeudi 11 septembre 2008 à 09:21, par taquet
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