Ă€ toi, Daniel, en signe de mon admiration et de mon estime

Ă€ toi, Daniel, en signe de mon admiration et de mon estime.

Pourquoi il faut voter la liste « Vivre et s’épanouir à Saint Ouen » conduite par William Delannoy

Comme le dirait Dario Fo, prix Nobel de littĂ©rature :« Dehors les bouffons de la cour des affaires publiques ! Â».

Parce que sans alternance il n’y a pas de démocratie.

Parce que le programme politique de madame Rouillon est inexistant. Son seul programme politique est d’accuser et diffamer les autres avec le mensonge. Ne pas voter Rouillon c’est la réponse des Audoniens à son régime, c’est la seule vraie arme qui reste dans leurs mains.

Les mots d’ordre du rĂ©gime JR sont : la dĂ©sinformation, l’incinĂ©rateur, l’expropriation, la prĂ©emption, la non-concertation des habitants, la non-scolarisation des enfants roms, la dette publique, le cliĂ©ntĂ©lisme, la destruction des jardins ouvriers, la destruction du parc Victor-Hugo, la destruction de la porte de Saint-Ouen, le non-respect des appels d’offres, la construction massive des logements sans aucun espace vert, la saletĂ©, l’insĂ©curitĂ©, le non respect de citoyens, la liste est longue et interminable. RĂ©unissons-nous Ă  gauche, appelle madame Rouillon, mais de quelle union parle-t-elle, elle, qui n’a pas voulu accueillir Mamadou Keita dans sa liste ? La gauche reprĂ©sentĂ©e par madame Rouillon est celle de ceux qui depuis des annĂ©es au conseil municipal lĂ©gitiment, les yeux fermĂ©s sur les dossiers, toutes les dĂ©cision prises par elle et son clan, comme par exemple obliger les Audoniens Ă  vendre Ă  la mairie des appartements au prix de 3700 euros contre une estimation du marchĂ© de 50000 euros, ou vendre le patrimoine diffus acquis avec l’argent des Audoniens Ă  un seul marchand de biens Ă  vil prix. JR et ses colistiers ont tous une Ă©tiquette politique bien collĂ©e et c’est malheureusement leur Ă©tiquette qui lĂ©gitime aux yeux des Audoniens – qui ne connaissent pas les vraies actions qui se trament dans les sous-terrains de Saint-Ouen – l’appartenance Ă  gauche. La gauche dont elle nous parle est celle qui fait honte Ă  tous ceux qui ont vraiment des valeurs de gauche.

Je tiens tout de même à ne pas vouloir lui ressembler, c’est la raison pour laquelle je vous parlerai de nous.

La liste de William Delannoy a un programme clair précis et détaillé que vous pouvez d’ailleurs retrouver sur son site internet www.audonien.com . Ici, il est lieu pour moi d’apporter quelques précisions sur les faux propos que nos adversaires  portent à notre égard.

La liste « Vivre et s’épanouir à Saint-Ouen », c’est une liste qui naît de la rencontre de plusieurs personnes qui, pour la plupart natifs de Saint-Ouen, ont tous eu un engagement citoyen avant que celui-ci ne devienne politique. C’est n’est pas une liste d’ouverture comme quelqu’un a voulu le faire croire mais c’est une liste de rencontre et d’union. Cette union est faite d’hommes et de femmes qui depuis des années assistent à la misère audonienne, à la dégradation de la ville, à la spoliation des pauvres gens par l’arme de l’expropriation ou de la préemption ou encore à l’attribution des logements sociaux pour qui l’emploi de l’adjectif « opaque » serait bien indulgent, au regard des pratiques exercées. Nous nous sommes retrouvés, unis par les mêmes valeurs éthiques, morales et politiques au sens plus noble du terme. Nous sommes une liste citoyenne avec des appartenances politiques diverses, unis par la volonté de la reconstruction de notre ville à travers les valeurs de la démocratie et du partage. Nous avons élaboré un programme électoral large et bien concret dans chaque secteur. Je tiens à vous rappeler ici quelque points clés de notre programme :

Au lendemain des élections

Audit général des finances municipales, service par service.

Refonte générale de la Caisse d’action sociale du personnel communal.

Dans les six mois

Gel des préemptions et mise en place d’un moratoire sur six mois pour déterminer celles qui sont d’intérêt public et celles qui sont abusives.

Priorité à la réhabilitation des centres de vacances les plus dégradés.

Lancement d’une étude sur les rejets de l’incinérateur et ses conséquences sur la santé publique.

Augmentation du budget santé des centres de soins municipaux.

Construction de logement sociaux afin de satisfaire les 3500 demandeurs de Saint-Ouen.

Attribution transparente des logements sociaux avec création d’une commission d’attribution dans laquelle partenaires privés publics et associatifs auront un réel regard et où les seuls critères seront d’ordre social, économique et familial.

William Delannoy ne licenciera pas le personnel communal.

Je suis italienne, je suis philosophe historienne de l’art, j’ai 37 ans, j’habite Saint-Ouen depuis 7 ans et je fais partie de l’équipe de William Delannoy.

J’ai fondé en 2003 l’association Avipso (ass. de vigilance sur le patrimoine architectural et ouvrier de Saint-Ouen, www.avipso.org).

On a cru m’insulter lorsque des camarades de JR m’ont jetĂ© Ă  la figure que  j’étais de droite et une « sale  UMP Â». Je voudrais donc rappeler que je ne suis pas droite mais je voudrais dire aussi qu’à mes yeux le fait d’être de droite ne me semble pas ĂŞtre un motif suffisant pour mĂ©riter une insulte. Qu’est-ce qui d’ailleurs lĂ©gitime la moindre insulte ? D’oĂą je viens en tout cas chacun peut afficher librement ses opinions tant qu’elle reste dans le cadre rĂ©publicain. En ce qui me concerne pour ĂŞtre plus prĂ©cise je suis de Rifondazione Comunista et cela ne veut pas dire ĂŞtre pour la rĂ©volution comme croyait le de façon erronĂ© Monsieur Bentolila (l’adjoint Ă  l’Urbanisme,) mais j’adhère Ă  un parti qui sait se regarder, qui sait avancer et qui sait rompre avec le système quand il le faut, c’est la raison pour laquelle Rifondazione comunista naĂ®t en 1991, en rupture avec son propre camp. Rifondazione comunista est Ă  l’origine de la naissance du Parti de la gauche europĂ©enne . 

Je dĂ©range avec mes actions en dĂ©fense des plus dĂ©munis et pour cela l’équipe sortante de JR m’a quelques fois invitĂ©e Ă  rentrer en Italie. Nous n’avons pas visiblement la mĂŞme vision de l’Europe. VoilĂ  un des derniers email que mon association Avipso a reçu hier soir, je tiens Ă  vous dire que ce genre d’email c’est le quotidien. « Bonjour, Je me permets de prendre contact avec vous suite Ă  de nombreux Ă©changes avec les services compĂ©tents de la mairie sans rĂ©ponse concrète de leurt part.Le sujet : Nous habitons dans le quartier des antiquaires/puces, rue Voltaire plus prĂ©cisĂ©ment, et nous constatons que cette rue, en plein coeur d’un quartier riche d’un patrimoine historique et humain, est complètement dĂ©laissĂ©e, abandonnĂ©e par la mairie (immeuble insalubre, marchands de sommeil, dĂ©charge sauvage.) alors que celle-ci est propriĂ©taire de certains appartements des immeubles qui la peuple, et ce malgrĂ© l’investissement des propriĂ©taires pour redonner des couleurs Ă  leurs immeubles, Ă  leur rue(ravalement entrepris, entre autres). Nous sommes nombreux Ă  chercher des rĂ©ponses Ă  nos questions : qui devons nous solliciter pour trouver des rĂ©ponses aux problèmes rencontrĂ©s, quelles portes pousser, quels leviers actionner ??  Dans ce sens, nous faisons appel Ă  vous afin que nos paroles trouvent un Ă©cho rĂ©el auprès de la commune. D’avance merci pour votre support. Sincères salutations Â»  

Non, je ne crois pas que Saint-Ouen soit une ville de bobos, c’est plutôt une ville de ghettos où les plus aisés ne côtoient pas les pauvres, quand je me promène à Saint-Ouen, je ne me sens ni aux Abesses, ni à Oberkampf. Non, à Saint-Ouen je n’ai pas connu la mixité sociale, ni le multiculturalisme, thèmes très chers aux émissions radio de Pierre-Louis Basse et à quelques blogueurs. Le multiculturalisme, je l’ai connu à Paris, à Saint-Ouen j’ai surtout connu le sectarisme (le vieux mythe éculé de la lutte des classes, bien entretenu par la mairie, relayée par la CGT, entre autres).

 À Pierre-Louis Basse (journaliste Ă  Europe 1 qui « veut rĂŞver parce qu’il veut vivre Â» et qui soutient JR) j’ai envie de dire d’arrĂŞter les champignons hallucinogènes et de voir vraiment ce qui se passe Ă  Saint-Ouen dans un cafĂ© plutĂ´t que d’imaginer des situations rĂŞvĂ©es sans doute plus agrĂ©ables et plus paisibles pour une Ă©mission radio. Ă€ Pierre-Louis Basse, je dis : Non, ne t’inquiĂ©te pas, avec nous tu ne perdras pas les cafĂ©s manouches, si tu Ă©tais venu Ă  notre dernière rĂ©union salle Barbara, tu aurais vu qu’ils ont jouĂ© pour nous et qu’ils y ont mis de l’ambiance. Nous ne ferons pas non plus disparaĂ®tre les braises portugaises oĂą d’ailleurs nous allions manger rĂ©gulièrement pendant toute notre campagne Ă©lectorale. Rassure-toi aussi sur la « pause cambodgienne Â» que tu fais lĂ  oĂą nous, toi et moi, nous nous rencontrions les lundis soir, je n’ai pas non plus envie qu’elle disparaisse, elle se trouve juste Ă  cotĂ© de chez moi. Si c’est le vrai mĂ©lange que tu cherches, les vrais Ă©changes culturels que tu veux, tu sais bien que tu ne peux pas voter Jacqueline mais qu’il faut voter William. C’est William qui se bat pour les puces et pour le maintien de ses ambiances manouches, c’est William qui se bat pour l’amĂ©lioration du site des puces qui nous fait rencontrer, Ă  nous Audoniens, chaque annĂ©e plusieurs millions de visiteurs venus du monde entier. Si tu veux continuer Ă  retrouver ton cafĂ© le matin, ce n’est pas Jacqueline qu’il faut voter parce grâce Ă  elle tous les commerces et cafĂ©s ferment au fur et Ă  mesure.

Ă€ Monsieur Mohamed Eddoukali (prĂ©sident des Jardins ouvriers de Saint-Ouen) je veux rappeler que plus des trois quarts des jardins ouvriers ont Ă©tĂ© sacrifiĂ©s par la ville au profit des promoteurs. Nous nous sommes battus ensemble, cher monsieur, j’ai vu quitter les parcelle de jardins, vos compagnons pleurant. C’était un lieu magique qui aurait beaucoup plu Ă  Pierre-Louis Basse. Aujourd’hui de cette magie ne reste plus rien, seulement un souvenir du passĂ©. Comment pouvez-vous vous fĂ©liciter de « la prioritĂ© que madame le maire donne Ă  ce thème » alors qu’il aura fallu un combat acharnĂ© contre la mairie pour qu’au moins une partie de ces jardins puisse survivre ?

Ă€ Monsieur Henri Theoddet (proviseur du lycĂ©e Auguste-Blanqui) je dit que si « Vivre et s’épanouir Ă  Saint-Ouen Â» gagne les Ă©lections, bien sur que nous continuerons Ă  soutenir les projets Ă©ducatifs du lycĂ©e Blanqui mais je conseille Ă©galement de lire la  « Lettre ouverte au camarade rĂ©dacteur-en-chef du Bulletin municipal Ă  Saint-Ouen   rĂ©digĂ© par GILBERT MOLINIER professeur de philosophie au lycĂ©e Blanqui.

 

 

L’Arrogance et la violence de l’équipe municipale de JR m’insupporte. Ils me font penser à des corsaires. Si l’on veut bien se rappeler que les corsaires agissaient avec l’aval des différentes autorités dont ils dépendaient, ils finissaient pas se comporter comme des pirates se livrant au pillage, sous la veste, quant à eux, de la légalité.

Parce que les électeurs qui ont voté à gauche à Saint-Ouen sont pour l’acceptation du status quo, moi non, je ne veux plus cautionner un système défaillant qui est en train de provoquer un cataclysme sociologique, en vertu d’un idéal, je ne veux pas rêver, je veux vivre. Et comme disait Pasolini, notre vie sociale est déterminée par notre entourage humain et environnemental, c’est la raison pour laquelle il faut prendre acte de ce qui nous entoure.

  À cause du mépris des plus démunis, à cause de l’arrogance et surtout de l’ignorance et de l’opportunisme, pour moi la gauche à Saint-Ouen – et je dis bien à Saint Ouen – est une tragédie qui se manifeste comme délusion, rage, comme révolte idéologique et comme refus du status quo.

Audoniennes et Audoniens «Vivre et s’épanouir à saint Ouen » c’est une liste qui ne se présente pas pour faire une politique nationale, ni pour soutenir Sarkozy. Aucun d’entre-nous ne veut transformer la ville comme cela c’est fait à Levallois-Perret.

Nous nous présentons pour vous et avec vous, pour qui nous exigeons, justesse, justice, respect, démocratie, beauté, élégance, humanité et solidarité.

Si mon ami Jean Baudrillard Ă©tait lĂ , je suis sĂ»re que nous aurions pu compter sur son soutien. Je remercie Anna Alter (ex militante communiste) journaliste Ă  « Marianne » auteur du livre « Le Fief Rouge Â» pour avoir ouvert les yeux sur une rĂ©alitĂ© au-delĂ  du periph’ et pour nous soutenir.

 

 

Tiziana Zumbo Vital