Le ralentissement du marché immobilier, qui se traduit par une baisse très importante du nombre de transactions, de l'ordre de 25 % et par une légère baisse des prix est bien réel. C'est en tout cas ce qui ressort des chiffres publiés jeudi 11 septembre 2008 par la chambre des notaires de Paris et concernant le premier trimestre 2008.

A Paris intra-muros, les prix sont toujours orientés à la hausse (+9,4% sur un an) selon les Notaires de Paris. Néanmoins, ils notent un recul des prix de l'immobilier ancien dans deux départements de la région Ile-de-France : les Yvelines et le Val-d'Oise. En Seine-Saint-Denis, le marché progresse encore de 4,8 % sur un an mais le ralentissement est réel.

A Saint-Ouen, les prix chutent pourtant de 4 % sur un an. Cependant, comme le relève le Nouvel Observateur, dans son traditionnel dossier immobilier de rentrée -dans le jargon journalistique, on appelle ça un maronnier-, ce ralentissement ne serait que de pure façade. Sur le terrain, le marché audonien est des plus atypique : « la mairie y use toujours plus abondamment du droit à la préemption et fixe le prix du neuf aux promoteurs. Un marché encadré, donc, avec pour conséquence directe un écart de prix relativement faible entre l'affaire idéale et le bien médiocre. Cette homogénéité, -toujours selon le Nouvel Observateur, doit pourtant être relativisée-, certains vendeurs qui se jugent abusés par la politique de préemption gagnent leur procès contre la municipalité et récupèrent ainsi leur manque à gagner, -de nombreux procès sont en effet perdus par la ville de Saint-Ouen-. D'autres anticipent la préemption et négocient avec l'acquéreur qu'une partie de la transaction ne soit pas officielle ».

Interrogé par le Nouvel Observateur, Luc Boillot de l'Agence LBI indique : « la demande reste importante comparée aux stocks. Bref, chez nous ça ne baisse pas et en volume on travaille même mieux que l'année dernière !».

Selon nos informations, confirmant cette tendance, les derniers programmes immobiliers neufs de qualité, comme le programme COGEDIM Horizon PARC, situé dans la ZAC Victor HUGO ont trouvé preneurs cet été, en un temps record ...

La ville est d'ailleurs amenée à connaître, dans les années qui viennent, un développement immobilier sans précédent, puisque l'urbanisation du secteur des Docks -100 hectares, 1/4 de la ville- verra sortir de terre plusieurs milliers de logements, un parc urbain et des milliers de m2 de bureaux.

Autre signe qui ne trompe pas, c'est dans l'immobilier -en tant qu'entrepreneur individuel et profession libérale-, selon les informations publiées au registre du commerce et dans la base SIRENE, que l'ancien Maire-Adjoint de la ville de Saint-Ouen, en charge de l'Urbanisme, aurait choisi de se reconvertir.

Espérons que, tenue à l'écart des hausses vertigineuses des villes voisines, comme Paris et Clichy-sur-Seine, la ville de Saint-Ouen pourra, sur un marché sain et transparent, mener à bien sa profonde mutation urbaine, pour le bien de l'ensemble de ses habitants.

Dans cette perspective, l'enquête préliminaire confiée à la BRDE devra nous apporter des éléments de réponse, et nous l'espérons, rassurer les élus ; les contribuables ; les citoyens -locataires, propriétaires ou investisseurs locatifs- ; les investisseurs institutionnels ; mais aussi, les partenaires de la ville de Saint-Ouen, en charge du dossier du Grand Paris.

OD