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mardi 22 juillet 2008

[Docks] Un été aux Jardins Ouvriers

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Jardins de Saint-Ouen été 2008
Des images des jardins ouvriers de Saint-Ouen, il semble qu’il y en ait des quantités… Images virtuelles, images réelles, images imaginaires, images rêvées, images à rêver, images des uns et des autres, images d’avant… Souvent, images d'avant…

S'il existe bel et bien un "âge d’or" de ces jardins ouvriers, l’après reste quant à lui à inventer dans un environnement en pleine mutation. Là où étaient cultivés il y a à peine quatre ans, les plus beaux légumes, dans les plus beaux jardins, regroupés en un endroit alors nommé les "Champs Elysées", des carrés de béton se dressent aujourd'hui, appelés à accueillir des activités à coup sûr plus lucratives que celles qui consistent à faire pousser quelques poireaux sur un territoire dont chaque mètre carré peut désormais valoir de l'or ! Et pourtant, des jardins sont toujours là !
En cet été 2008 où tout semble encore possible, le meilleur comme le pire, la juxtaposition d'images laisse entrevoir les bouleversements encore à venir dans cette zone qui fut, au début du XXe siècle avec le développement industriel de Saint-Ouen, au cœur d'autres transformations radicales, celles-là même qui donnèrent à notre ville son visage et son identité actuels.
Aujourd'hui, tandis que des mains jardinières offrent une salade si bichonnée qu'elle en est paumée à cœur, des grues observent, du haut de leur hauteur toute métallique, ces lopins de terre qui finiraient par sembler incongrus dans le nouveau paysage si des jardiniers obstinés et autres défenseurs d'un certain art de vivre ne s'acharnaient à vouloir préserver un patrimoine dont la perte resterait à jamais irrémédiable pour tout un chacun.

Images saisissantes, étonnantes, images insolites… Images à l'image d'un espace en devenir, encore chargé d'Histoire et d'histoires, déjà inscrit dans un avenir incertain. Dans l'interstice de ce grand écart pour que "la ville avance", se glisse l'ici et maintenant d'un petit paradis intemporel. Mains jardinières et salade paumée, porte ouverte sur potager florissant, épouvantail avachi, grillage en fleurs… Et puis, ignorant tout des enjeux urbanistiques et autres préoccupations jardinières, une drôle de balise rouillée se dresse dans la verdure telle une gardienne à l'entrée des jardins. Vieille baraque renversée, arrivée là on ne sait plus très bien quand ni comment. Evoquant les "Compressions" de César ou les gigantesques plaques d'acier que Richard Serra installe dans le paysage, elle interroge notre regard et interpelle notre conscience. La végétation s'en est approchée, s'en empare, l'entoure et la protège. Hors du temps, elle semble désormais là depuis toujours et pour toujours, perdue dans un éternel et subtil dialogue entre le fer et le vert. Peut-être n'est-elle là que pour nous inviter à la réflexion. Peut-être nous dit-elle quelque chose qu'il nous faudrait bien entendre de la présomptueuse propension de l'homme à toujours vouloir dominer, voire dompter la nature…

Pour tous renseignements concernant l’association :
Association des Jardins Ouvriers de Saint-Ouen (Areva-Alstom)
125 avenue Gabriel Péri - 93400 Saint-Ouen
06-73-08-39-82
jardinsouvriersdesaintouen@voila.fr
http://www.jardinsouvriersdesaintouen.com

samedi 5 juillet 2008

[DOCKS] L'été aux Jardins Ouvriers

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© Photo Daniel Maunoury
« Il y a un merle aussi ! Il vient le matin. "Chante pour moi !" je lui dis. Et il chante ! » L’accent italien rappelle les origines calabraises de Gina. Sa visiteuse l’écoute, sourire aux lèvres… Elle aussi, c’est sûr, aimerait bien qu’un merle matinal ne chante que pour elle ! Mais ce privilège est celui des jardinières ! Et elle, n’est pas jardinière, elle est conteuse. C’est Journée Portes Ouvertes aux jardins ouvriers de Saint-Ouen… pour que jardinières et conteuses se rencontrent, peut-être…

Ce 28 juin fut d’abord une journée découverte pour audoniens et habitants d’ailleurs, pour citadins en mal de verdure ou simples curieux de nature… Et il y avait du monde !! Certains virent en voisins ; d’autres, parisiens, franchirent la barrière du périphérique pour découvrir une banlieue bucolique insoupçonnée. Certains ignoraient l’existence des jardins ; d’autres avaient entendu dire… Certains se souvenaient des manifestations de 2005 visant à empêcher le promoteur Nexity de tout raser pour faire pousser du béton ; d’autres avaient oublié. Tous eurent un petit choc en arrivant au numéro 21 de la rue des Bateliers : un chien qui monte la garde, un vigile qui fait signe de passer… Et là, terrain vague, engins de chantier et benne à gravas… Des flèches au feutre rouge sur des papiers grossièrement scotchés aux baraques de chantier indiquaient la direction à suivre. Drôle de jeu de piste ! Nombre de visiteurs arrivèrent aux jardins perplexes, ils s’étaient crus perdus !

Il y avait bien longtemps que les jardiniers n’avaient accueilli autant de monde. L’achat des terrains de l’Alstom par Nexity en 2004 s’inscrit comme une rupture dans l’histoire des jardins. Si les choses se sont apaisées, si « le temps de l’inquiétude est terminé » pour reprendre les propos de Madame la Maire, la blessure n’en est pour autant, pas totalement cicatrisée. Depuis la reconnaissance par le nouveau propriétaire de l’association des Jardins Ouvriers de Saint-Ouen (Areva-Alstom), quarante-deux parcelles sont préservées mais l’accès au site n’est autorisé qu’aux jardiniers et membres de l’association.

Ceux qui avaient répondu à l’invitation du 28 juin étaient accueillis dans une ambiance de fête : buvette et pétanque (française et portugaise), saucisses et cailles grillées… Il suffisait de pousser une porte entrouverte pour s’entendre raconter les menus plaisirs du jardinage, le merle matinal et l’éclosion d’une rose, les soucis aussi, pillage de fraises par des chenapans, salades avalées par les limaces ou encore ce joli papillon blanc qui fait des feuilles de choux de la dentelle. Mais que voulez-vous, faut laisser faire, c’est la nature !! Grâce à ce petit coin de campagne défendu, sauvegardé, cultivé, entretenu et soigné, Saint-Ouen respire, les visiteurs l’ont compris. Et tandis que du côté de la buvette, un air d’accordéon jouait avec entrain Mon amant de Saint-Jean et que quelques voix timides chantonnaient c’est du passé, n’en parlons plus, les jardiniers démontraient quant à eux que leur histoire, celle des jardins ouvriers et de la campagne à la ville, c’est bel et bien du présent… Et pourquoi pas l’avenir… On en reparlera !

Une semaine plus tôt, le jour de l’été avait été celui de la fête de l’association. Madame la Maire accompagnée de quelques adjoints (1), avait tenu à venir témoigner de son amitié aux jardiniers et c’est avec chaleur et bienveillance qu’elle leur a renouvelé son soutien, les assurant de son attachement aux jardins ouvriers et de son intention de tout mettre en œuvre pour qu’ils soient maintenus au sein du futur parc. Elle a remis aux lauréats du concours organisé par l’association et supervisé par le service des Parcs et Jardins de la Ville, les quatre prix des plus beaux jardins (2).

L’été aux jardins s’annonce plutôt bien. Les récoltes ont déjà commencé : les radis sont croquants, les haricots tendres et les tomates ne vont pas tarder à rougir… Il faudrait bien qu’une bonne pluie vienne mouiller la terre mais ça, les jardiniers ne le diront pas de crainte de fâcher les vacanciers toujours désireux de ciel bleu !!!

(1) Paul Planque, premier adjoint ; Morgane Garnier, adjointe chargée de l’environnement ; Brigitte Marigault, Gilbert Haustant et Mustapha Krimat, conseillers municipaux ; Rémy Fargeas ancien adjoint chargé de l’environnement et désormais chargé des transport et Michel Bentolila, ancien adjoint.

(2) Le premier prix a été remporté par Madame Gina Palmeri (jardin numéro 34), le deuxième par Messieurs Grégoire et Lourdel (jardin numéro 41), le troisième par Madame Elvire Larchet (jardin numéro 60) et une mention spéciale a été décernée au jardin de Madame Eléonore Gomes (numéro 63).

Pour tous renseignements concernant l’association :
Association des Jardins Ouvriers de Saint-Ouen (Areva-Alstom)
125 avenue Gabriel Péri - 93400 Saint-Ouen
06-73-08-39-82 - jardinsouvriersdesaintouen@voila.fr
http://www.jardinsouvriersdesaintouen.com

jeudi 3 juillet 2008

[Victor HUGO] Parking du RER, cimetière de voitures ?

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Vu d'un immeuble voisin
Sur le parking du RER, le stationnement est devenu totalement anarchique. Les voitures ventouses s'accumulent tandis que le stationnement de journée s'étend maintenant sur les trottoirs.

La police municipale ne veut semble-t-il rien entendre : le parking est un espace privé (y compris les trottoirs?)
Les détritus s'amoncellent. Personne ne nettoie ... La mairie renvoie la balle à la Gare. La gare renvoie la balle à la mairie.

Peut-être nos nouveaux élus à l'urbanisme et à la propreté pourraient-ils se saisir du problème (sans décider de fermer le parking).

Après tout, puisque la mairie ne considère par les gens qui votent et paient des impôt, peut-être entendra-t-elle l'intérêt des entreprises Nokia, Danone, Darty.... Et de celle qui viendront s'installer dans la "Tour Vinci".

Info Benjamin Cuq