Quelle image certains donnent aujourd’hui au logement social ?
- Cage à lapins, taudis, refuge des moins que rien, population racaille…
Ce n’est pas ce que l’on constate tous les jours
- Tissu social mixé : le vivre ensemble existe réellement encore. Il a permis à des milliers de familles de trouver un toit depuis des générations.
Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage
- Le logement social n’a pas la rage.
Il n’a pas eu les soins préventifs
- Ses habitants sont les premiers à être touchés par le chômage sur plusieurs générations.
- Ses travaux et réhabilitations n’ont pas été menés.
- Parfois, le mal vivre s’est installé.
L’image de l’argent facile s’est même instaurée dans des citées. La drogue touche aussi la population la plus pauvre. Le logement social est le seul capable de répondre encore aujourd’hui aux besoins de demain pour un logement pour tous et la mixité sociale. Voyons l’exemple américain, à ne pas copier. Le tout le monde propriétaire, l’exploitation des banques, la mise à la rue de la population, la fabrique des exclus.
Les mesures gouvernementales tournent le dos à la réalité, la mixité sociale est menacée.
Surloyer : NON au ghetto.
- 6.000 locataires gagnent plus de 9.000€ par mois (info du chef de Cabinet du Ministre).
- La réalité à Saint-Ouen : 14 familles + 60% plafond
- et en Seine Saint-Denis : 54 familles + 60% plafond
- Ces mesures font frapper des familles populaires : couples, postiers, instituteurs.
- Ce ne sont pas des riches eux. Certains ne paient pas le surloyer aujourd’hui.
- Au 1er janvier 2009, dans un appart F4 de 80 m², ils risquent de payer 810 € de surloyer par mois, plus une augmentation de 30 à 40% de charges locatives.
Maintien dans les lieux remis en cause : sous occupation
- Décret charges,
- Budget national logement 2009 en diminution,
- Art 55 de la loi SRU remis en cause (les communes riches épargnées),
- Expulsion accélérée des locataires en difficulté (1 an au lieu de 3),
- Vente des patrimoines du logement social,
- Hold up sur le 1%.
Nous appelons toutes les organisations sociales à réagir et à faire-part de leur désapprobation. Nous appelons les locataires à réagir. Nous appelons tous les Elus : locaux, départementaux, nationaux à examiner à la fois :
- la situation du logement social et des locataires,
- les mesures proposées par le gouvernement,
- Ă rencontrer : les locataires, leur organisation.
Pour faire remonter leurs attentes et avancer d’autres propositions prenant en compte la réelle situation du logement dans notre pays aux pouvoirs publics.
MAIS, dès à présent, la CNL exige :
que l’État :
- ne se désengage pas du Logement social mais au contraire prenne une vraie mission de solidarité nationale,
- facilite la construction rapide de logements pour les familles modestes,
- aide les réhabilitations des immeubles des organismes sociaux,
- aide les organismes pour qu’ils s’inscrivent dans le développement durable,
- revalorise les APL,
- exige que toutes les communes réalisent du logement social.
que la Municipalité
- prenne un arrêté anti expulsion,
- bloque loyers et charges dans le secteur social,
- s’oppose à la vente du patrimoine logement social et maintienne plus de 40% de logement social,
- se prononce contre la loi Boutin.
que Députés et Sénateurs
- s’opposent en son état à la loi Boutin et prennent l’engagement de défendre les amendements proposés par la CNL ;
LA CNL SERA PRESENTE PARTOUT POUR MANIFESTER SON OPPOSITION et déjà appelle au RASSEMBLEMENT devant le SENAT le mardi 14 Octobre 2008
Info :
Pierre BEYLAT
pour le Bureau local CNL Saint-Ouen, le 01/10/2008
BUREAU LOCAL CNL
SAINT-OUEN / L’ILE SAINT-DENIS
10, place de la République - Appt. 301 93400 Saint-Ouen